Séquestrations mensongères.

Encore une fois, nous sommes les témoins bien malgré nous de la divagation psychique qui frappe les « élus » du peuple en RD Congo. Encore une fois nous voyons se vérifier l’axiome qui dit que le ridicule ne tue pas. Encore une fois, le Congo et les Congolais se retrouvent à la première place sur la liste honnie des pays où la politique et les politiciens se vautrent dans l’abjecte avec persistance et délectation. La semaine qui vient de s’écoulée a été le cadre d’une histoire rocambolesque qui pourrait prêter à sourire si elle se déroulait dans un film comique « made in Hollywood ». Oui ! Cela nous aurait certainement fait pleurer de rire.

Mais la réalité de cette histoire tend plutôt à nous plonger dans les affres de la commisération et à nous faire vraiment pleurer de tristesse et de rage. Tristesse car comment ne pas être triste de voir ainsi les ors de la république jetés dans la boue et les tenants du pouvoir se livrer à de tels comportements odieux ? Rage car l’on ne peut que se mettre en colère contre ces « parlementeurs » qui souillent encore un peu plus l’image déjà bien écornée des Congolais et du Congo. Et s’il vous plaît, ne venez pas nous ramener vos arguments ineptes sur un soi-disant héritage de l’époque du maréchal !!! On sait que cela se faisait aussi, mais le 17 mai 1997, on nous a dit que c’était terminé et que les « libérateurs » allaient instaurer un changement « aradjical »

Des députés accusent un expatrié de séquestration, puis se retrouvent en fait confondus par une commission d’enquête du Parlement qui met en lumière qu’ils sont plutôt coupables de trafic d’influence et de tentative d’extorsion sur la personne de l’expatrié ! C’est du vaudeville, de la Commedia dell’arte ! C’est grandguignolesque !

Malheureusement, c’est la triste réalité politico-sociale du Congo post-Mobutu. Et dire qu’il y’a un gars qui avait sifflé la fin de la récréation !!! Je crois bien que ses élèves n’ont pas entendu le sifflet ou alors il n’a pas sifflé assez fort !

Et ce sont ces hommes là qui vont manœuvrer le navire des cinq chantiers ? C’est eux qui vont gérer les milliards des chinois ?

En vérité, cette histoire n’est rien moins que l’illustration des us et coutumes de nos chers « élus » ! Et comme l’impunité face à ces dérives est de mise, que pouvons nous attendre d’autre de la part de ces « politichiens » ? Et que pourrions-nous attendre comme changement dans le chef de ces « déshonorables » quand on sait que leurs hauts faits se résument dans les « libanga » des musiciens en vogue ?

PL.