19 mai 2008
Femme, champ de bataille
À nos mères, soeurs et filles du Congo
Ils sont venus par les montagnes avec liberté à la bouche
Ils sont venus en grand nombre comme une nuée de mouches
Ils sont venus dépenaillés, déguenillés mais en armes
Ils sont venus et c’est alors qu’ont coulés nos larmes
Femmes abattues, décapitées, mangées, enlevées, assassinées
Femmes, filles et fillettes abusées, humiliées, violées
Libération, libération criaient cette engeance nauséeuse
Lamentation, lamentation disaient les pleureuses
L’Enfer a déversé ses hordes de guerriers infâmes
Et toi Femme, c’est l’enfer qui a déchiré ton âme
Et en te détruisant ils ont détruit l’âme de notre Nation
Ils nous ont détruits en nous plongeant dans la damnation
Femme congolaise subissant le dernier des outrages
Femme congolaise vivant la barbarie d’un autre âge
Saurons-nous un jour comment te demander pardon
Saurons-nous te rendre ce que t’ont prit ces démons
Il faudra un jour que les Fils et les Filles du Congo fassent le travail de documentation eux-mêmes. Pourquoi ces témoignages ne sont que le fait des étrangers ?
http://www.congotribune.com/nationale/article.php?article=2063
Prince du Fleuve.
16 mai 2008
Les "CONS-GROS-LAIDS"
Foutus «Cons-Gros-Laids » que nous sommes ! Pardonnez cette éructation, mais tout MAC que je suis, je ne peux m’empêche de chercher des verges pour une auto-flagellation. La question de la congolité de « l’espoir du Congo » me taraude l’esprit au même titre que d’autres questions cruciales sur le Congo de mes Pères me hantent jours et nuits. Selon certains, il apparaît inutile et inopportun, voire déraisonnable, de « perdre son temps en vaines conjectures » sur cette histoire de filiation kabilienne. Et c’est alors que je m’insurge ! Mon sang ne fait qu’un tour et je vois rouge.
On ne peut décemment pas nous mettre des œillères de force pour canaliser nos pensées et nos réflexions sur un sujet qui dérange car dans son fondement réside une grande partie des causes de la situation actuelle du Congo. Je vois bien à ce stade la moue réprobatrice qui s’affiche sur le visage de certains qui arguent que la déchéance de notre pays est imputable dans sa plus grande part à Mobutu et son idéologie de prédation qui a sévit sur le Zaïre pendant plus de trente ans. Je ne nierai pas cette vérité de Lapalisse, mais je rétorquerai que nous vivons actuellement dans la perpétuation de ce modèle mobutien par ceux qui nous ont fait miroiter, par le truchement de fallacieuses promesses, un changement « aradjical » et des lendemains meilleurs. Meilleurs car eux se présentaient comme porteurs de valeurs aux antipodes du système de gouvernance du Maréchal. Regardons bien l’état actuel de notre patrie et osons encore apporter de l’eau au moulin de ceux qui nous crachent sans honte que « le pays va mieux qu’il y’a un an et beaucoup mieux qu’il y’en a quinze ».
Cons que nous sommes car toujours prompts à avaler de telles sornettes, ou tout du moins à rester assis bien tranquillement alors que notre intellect nous hurle la révolte. Certains, en toute conscience, avalent ces infamies en avançant l’excuse de la faim, de la misère qui les forcent à regarder ailleurs lorsqu’ils se trouvent face à ces mandrins qui nous couvrent de leurs divagations. Ils sont au pays, ils souffrent, leurs parents souffrent, leurs enfants souffrent. Ils ont, dixit eux-mêmes, « d’autres chats à fouetter ! ». Oui, cette expression consacrée est devenue l’excuse numéro deux d’une large majorité de gens qui subissent chaque jour les affres les plus durs de la vie au Congo-Kinshasa. L’excuse numéro un, étant plutôt une démission généralisée dans le chef des congolais pour ce qui regarde les choses du pouvoir. On nous sert du « que feriez-vous de mieux à leur place » ou du « vous, vous ne savez que parler » à longueur de temps et si nous avons l’audace d’élever nos voix pour dénoncer le foutoir qui règne au Congo-Kinshasa aujourd’hui, on nous taxe de « reculeurs » et d’aficionados du mobutisme.
Foutus cons que nous sommes ai-je dit plus avant ? Oui ! Mais cela ne signifie pas que nous le restions jusqu’à la fin des temps.
En fait, que nous opposent nos contradicteurs comme arguments lorsque nous interrogeons sur le cas K ? En fait, ils nous servent les sempiternels arguments de la distraction, de la futilité et de l’échelle d’importance du problème vis-à-vis des problèmes gigantesques auxquels le pays est confronté. Et ils poussent souvent jusqu’à nous replonger dans le passé mobutien. Mais, et cela ne souffre pas la moindre contestation dans l’esprit de la logique cartésienne, poser la question de l’identité (et donc la problématique de la filiation et de la nationalité) de K, c’est poser la question récurrente et d’importance de la légitimité. Légitimité dont la racine étymologique est lega, c’est-à-dire LOI.
La LOI, mes amis ! Ce mot qui referme en lui le fondement de la civilisation et qui est le soubassement de la vie en communauté, ce mot qui représente l’ensemble des règles que tous doivent suivre afin d’offrir à la communauté une vie harmonieuse de paix et de développement.
Mais chez nous, depuis la nuit des temps, la Loi est continuellement violée. Et le viol de cette Loi a atteint des sommets insoupçonnés depuis l’avènement de l’afdélisme et de la cohorte d’aventuriers (selon LDK) réunit en un conglomérat de malfaiteurs-prédateurs et qui s’est abattu sur le Congo-Kinshasa comme les Dix Plaies de Dieu sur l’Egypte. Le paroxysme de l’impunité actuelle des puissants et de leurs serviteurs est le prolongement dans la continuité de ce qui se faisait sous Mobutu. Pour paraphraser le tristement célèbre général Janssen, « après Mobutu = avant Mobutu ». Personnellement je forcerai le trait en disant « après Mobutu = pire que pendant Mobutu ». Ceux qui me disent que je mens n’ont qu’à s’adresser aux familles des cinq millions de morts congolais. Ces morts ne sont pas des victimes du régime de l’homme à la toque de léopard, mais bien des victimes de l’épopée AFDL. Et je persiste et signe.
La Loi ! Confinée au cœur d’un document qui doit servir de code de conduite pour une démocratie, la Constitution, la Loi, au Congo de Monsieur K, n’existe pas ! J’en veux pour preuve le fameux moratoire du Parlement au sujet de la congolité de nombre de ses parlementaires. Quand a-t-il été posé ce fameux moratoire ? Combien de temps devait-il duré ce foutu moratoire ? Et pourquoi a-t-il fallu ce satané moratoire ?
Répondez à ces questions, en toute honnêteté, et venez ensuite me dire que la Loi existe au royaume de Kadogo 1er.
Un homme célèbre a dit : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui restent assis et regardent ». Chercher qui est cet homme !
Un autre, non moins célèbre, a dit : « La liberté par tous les moyens ». Chercher aussi à savoir qui est cet homme !
Nous, Congolais du pays comme de l’extérieur, allons nous rester assis et regarder la destruction de notre monde ou allons nous utiliser tous les moyens pour notre liberté ?
Saluez votre conscience, si vous en avez toujours une !
PLL, MAC
Ecrit en 2006 mais d'actualité
Ecrits il y'a deux ans, les mots de ce poême sont toujours d'actualité. Quoiqu'en disent les laudateurs et autres
thuriféraires des "jouisseurs aux privilèges fabuleux". Le temps n'y fait rien car la vérité, tétue de nature, fait son chemin à travers la nuit du mensonge qui nous est imposée depuis des lustres. Léopold II, Mobutu, Kabila Mzee et leur successeur actuel n'on jamais oeuvré pour le bien du peuple, c'est donc au peuple qu'il revient d'oeuvrer pour son propre salut. Et au point au nous en sommes aujourd'hui, limpide est le chemin qui mène à notre rédemption, claire est la voie de ntre libération. Lisez donc ce poême qui m'est venu droit du coeur. Un coeur de Congolais, triste de ce que vit notre patrie. Je veux remercier celles et ceux qui ont lu ces quelques vers et qui ont posté des commentaires.
Seigneur de cette contrée, Je suis le Prince du Fleuve
Ici mon Âme est centrée, De son Eau je m'abreuve
Fils de cette Terre Sacrée, Je pleure Ton malheur
Mais pour ta sauvegarde, je combats avec ardeur
Aussi loin est mon exil, tout proche en moi tu reste
Aussi longue que soit ta nuit, ne demeure pas sans gestes
Eveille-toi Ô ! Fier guerrier des Tribus de mes Ancêtres
Ne craint point le danger quel qu’il puisse être
De la Forêt qui couvre notre Equateur
Et jusqu'à nos volcans les plus hautes hauteurs
Je sais la douleur de mon peuple meurtri
Et je sais la souffrance qui l’a flétri
Mais je vous le dis à nous sera la vengeance
Et au loin nous chasserons cette engeance
Cela est écrit pour nous les justes
Un destin qui sera des plus augustes
05 mai 2008
Quand le sage montre la lune, l'idiot voit le doigt
Par Desiré Katompa
Cela fait une semaine que la haute délégation belge est revenu du Congo après une mission d'une semaine. Cette délégation qui était composée de tous les ministres compétents sur le dossier Congo était porteuse d'un message de très haute importance pour la Belgique.
En effet après une crise gouvernementale de près de 9 mois, la Belgique vient de se doter d'un gouvernement dirigé par le gagnant des élections: Mr Yves Leterme. Cette nouvelle majorité regroupe l'ancienne majorité libérale et socialiste plus les socio-chrétiens moins les socialistes flamands. C'est compliqué, mais c'est le prix de l'unité de la Belgique donc...
Cette nouvelle majorité en place depuis le mois de mars 2008 devait fixer l'opinion belge et ses partenaires internationaux sur sa ligne politique en matière de relation internationale. En tant que partenaire privilégié de la Belgique, le Congo était le bon terrain pour appliquer cette politique. 3 ministres, celui de la défense Peter de Crem, de la Coopération Internationale Charles Michel et des Affaires étrangères Karel de Gucht se sont donc rendu à Kinshasa pour porter le message du nouveau gouvernement belge au gouvernement de Kinshasa.
L'opinion s'interrogeait sur la ligne politique qui allait être adoptée par ce nouveau gouvernement. L'on se souvient que sous l'ancien gouvernement, après le départ de Louis Michel et la mise en place du ministère de la Coopération et celui des Affaires étrangères, on avait assisté à une cacophonie. Par exemple au moment de l'attaque de la résidence du sénateur Jean Pierre Bemba par les troupes de Joseph Kabila alors que le ministre des affaires étrangères condamnait le gouvernement congolais, Armand de Decker ministre de la coopération Internationale approuvait et André Flahaut le ministre de la défense félicitait Joseph Kabila et lui promettait même les moyens pour faire plus.
Nous nous étions interrogé à l'annonce de cette mission, sur le contenu de ce message après les sorties très médiatisées du ministre des affaires étrangères lors de son émission Bureau du pouvoir (l’émission Bureau du pouvoir diffusé par la RTBF met à l'honneur un homme du pouvoir). Aujourd'hui le discours de Karel de Gucht démontre a souhait que c'est la ligne ferme vis à vis du pouvoir de Kinshasa qui a été adoptée. Qui dit ligne ferme, dit difficulté à venir car Kinshasa n'a jamais eu l'intention de respecter quoi que ce soit en matière de bonne gouvernance. C'est parce que « nous » (les congolais de l'opposition) le savions que nous considérions que la Belgique en soutenant aveuglement le pouvoir de Kinshasa, se rendait complice de ses exactions en matière de droit de l'homme, de mauvaise gouvernance, du génocide social...
En se montrant ferme sur ces points, le gouvernement belge n'a fait qu'adopter en fait une position normale: imposer à Kinshasa de faire avec les moyens qu'on lui octroie ce pourquoi il lui est demandé. En stigmatisant le train de vie et privilèges que s'octroient les gouvernants congolais, le gouvernement belge ne fait que pointer du doigt les disparités sociales inacceptables qui règnent en RDC depuis des années. En pointant du doigt la responsabilité du gouvernement dans la non-protection des civils à l'est du Congo, le gouvernement belge ne fait que relayer le message de plusieurs organisations non-gouvernemental qui viennent pleurer devant les fenêtres de l'Union Européenne et du ministère des affaires étrangères.
Mais que leur reproche-t-on alors?
Après avoir lu ce discours, il nous est d'autant plus incompréhensible de saisir la pertinence des reproches que des opposants notoires ou des leaders d'opinion étiquetés acquis au changement lancent contre le gouvernement belge suite à ce discours. Quand l'on est perdu dans la forêt quelque soit la personne qui vous montre le chemin, du moment que ce chemin est correct, on s'en fout de la personne, on suit le chemin afin de s'en sortir. Quelque soit les prises de positions ou les motivations de la ligne politique actuelle de la Belgique, il nous importe peu de les décortiquer du moment qu'ils résultent à l'adoption d'une ligne politique qui correspond à notre combat pour le changement.
Notre but est de quitter le point A pour arriver au point Z, si pour cela on passe par le point C sans le B ou le point Y sans voir le X cela n'a aucune importance. Il faut apprendre à utiliser le cloisonnement au maximum. Chaque bataille doit avoir un début et une fin. Quand la bataille est finie, il faut en accepter le résultat afin d'entamer une nouvelle bataille. Ce n'est pas parce que l'on a perdu une bataille que l’on a perdu la guerre et ce n'est pas parce qu'on accepte la défaite d'une bataille que l'on dépose les armes.
Peu importe qui te montre la lune, si tu l'aperçois exploite cette information à sa juste valeur (si tu en as besoin...).
Mobilisons nous car : LA LUTTE CONTINUE et LA VICTOIRE EST CERTAINE!

