J'ai reçu ce message dans la section commentaire en relation avec la mort d'Aimé Césaire:

"Je suis attristée par cette perte. Je suis antillaise,mais je suis une africaine avant tout et j'ai vécu aussi dans ce continent qui me manque. Je voudrais que vous m'improvisiez un poême d'adieu dédié à ce grand homme, Aimé Césaire, car je suis invité à la cérémonie d'adieu.

Merci, je compte sur toi mon frère.

N'TSIKA Françoise"

Ma chère Françoise,

Votre demande est allée droit en mon coeur et c'est bien volontier que je tente le difficile excercice que vous me demandez! J'ose croire que l'on ne cherchera pas à me comparer à l'illustre disparu, mais que l'on comprendra ce que je dis dans ces quelques vers. L'intensité du respect et de l'admiration voués à Césaire, mais aussi la reconnaissance pour le combat qu'il a livré pour nous, Nègres de tous les continents.

Aimé Césaire, Adieu !

Il est venu le temps d’adieu à Césaire

Il est venu ce moment qui ne peut plaire

Dans le grand sommeil a plongé ton âme

Et ta voix n’illuminera plus les hommes et les femmes

Nous te pleurons, Aimé, chantre de la négritude

Toi dont l’amour du Nègre était certitude

Nous te pleurons, toi voix de la conscience Noire

Toi dont la vie était de combattre pour l’espoir.

Aimé de tous cher Aimé, tu rejoints ton frère Senghor

Et des Cieux,  veille sur nous encore et encore.

Ne cesse pas de nous guider Ô glorieux aîné

Et sache qu’à toi nous sommes à jamais enchainés.

À jamais attaché à ton esprit et à tes mots

Par ce que tu as été nous vaincrons tous les maux

Africain Antillais fiers de ton héritage

Nous chercherons à vivre à ton image.

Philippe Lomboto Liondjo

Genève, Suisse.

19 avril 2008