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Prince du Fleuve Congo. Site de Banacongo/Suisse

Ici nous parlons du Congo-Kinshasa, notre patrie, notre nation, son peuple, son future

30 août 2007

Qui vous a fait Dieu ?

"Qui vous a dit que vous étiez Dieu ?", demandait Désiré Kabila à Désiré Mobutu sur l’OUTENIQUA, le bateau Sud Africain.

"Qui vous a dit que vous étiez Dieu ?", redemandait le bouillant Pasteur Théodore Ngoy à Désiré Kabila au Palais des Marbres après la prise du pouvoir par Mzee.

C'est vrai. Le pouvoir grise et le pouvoir absolu grise dangereusement au point d'amener son détenteur à se croire investit de vertus divines.

En France, Sarko reconnaît en toute humilité que l'Hexagone lui a tout donné et s'engage à lui rendre la pareille, exprime son respect pour Ségo à cause de 17 millions des français qui ont jeté leur dévolu sur elle, ouvre son gouvernement à gauche pour consolider l'unité nationale (nomination de Bernard Kouchner au poste stratégique des Affaires Étrangères).

Au Congo, Joseph Mobutu demanda :"Qui doit à qui entre le peuple Zaïrois et moi ?". Et comme il abhorrait toute contradiction, il se répondit à lui-même : "C'est le peuple qui me doit tout et non le contraire". Presque vingt ans après, Joseph Kabila mime Joseph Mobutu jusqu'au ridicule : "Qui s'est battu pour ce pays plus que moi ?", lance-t-il une question rhétorique à un peuple qui connaît la chanson.

On s'était demandé pourquoi les forces de l'ordre s’étaient adonnées au carnage des adeptes de Bundu dia Kongo sans que cela n’émeuve outre mesure le Président congolais. Pendant que le Congo attendait un message de condoléances de la part du "Père de la Nation", on eut plutôt droit à une démonstration d'un goût fort discutable du Sieur Kalume, Général-Ministre de l'Intérieur sur la non appartenance de la majorité des morts à la province du Bas-Congo.

On s'était demandé pourquoi le Président était resté muet après l'invasion de Kahemba par l'Armée Angolaise et qu'encore une fois le Général-Ministre se donnait en spectacle en donnant la partie occupée à l'Angola.

On n'avait pas compris que Kabila lance toute son armée avec armes lourdes sur une centaine des éléments de la garde de JP Bemba, éléments munis d'armes légères et blanches. Pendant que les obus kabiliens semaient mort et désolation à Kinshasa, Nkunda, le rebelle pourtant sous mandat d'arrêt international, conférait et paradait avec la haute hiérarchie militaire des FARDC et réussissait à faire mixer ses éléments avec ceux de l'armée nationale.

Le peuple crut trouver une explication "Kabila a vendu le pays !"

Plutôt que de remédier à son insuffisante communicabilité, Jo tranche : "Ce sont des stupidités !"  Et d'avertir qu'il ne tolérera plus qu'on se paye sa tête : "Parce que le Kabila que vous avez maintenant, n'est plus le même que celui d'avant les élections".

Les parrains occidentaux en perdent leur latin. Les obus sont tombés sur leurs résidences et représentations, les GSSP, garde de Kabila, sont entrés dans leurs maisons et exigé de l'argent en leur pointant des armes, d'autres ont eu la vie sauve grâce au courage des gars de Bemba qui les ont extraits des tirs kabiliens et balancés comme des colis quelconques dans les chars de la Monuc.

Conscients des limites de l’édifice accouché par leur arnaque électorale, ils conseillent à leur protégé la modération et la négociation, non sans avoir pris le soin de relevé la « disproportionnalité » de la force utilisée pour défaire la garde de Bemba.

Réponse du berger à la bergère, de sa voix aigrelette et métallique Kabila tranche que Bemba devra répondre à la justice pour avoir voulu perpétrer un coup d’état.

Eux qui aiment les apparences se retrouvent mis à nu. Kabila est sur son nuage et ne les entend plus. Leur demi-milliard de dollars américains vient d'accoucher d'une dictature qui veut s'émanciper d'eux. Bemba malgré ses 42 %, réalisés face à Kabila, doit se taire. Il n’est surtout pas question qu’il remette ses pieds au Congo. Sinon la justice qui peine à devenir indépendante, lui fera bien boire la tasse, à la santé de Junior.

Quant à la presse, on lui a tellement foutu les jetons qu’elle chantera les louanges du Raïs pour un bon bout de temps.

C'en est trop pour les mentors qui se décident d'envoyer un message clair à leur protégé. "Il n'y aura plus d'homme fort au Congo". Comme Kabila ne veut pas de Bemba, on va lui coller Léon Lobitch, dit Kengo wa Ndondo, comme président du sénat, et puis on verra venir.

Si Kabila ne sauve pas les apparences en laissant les journalistes faire leur boulot, s’il ne refreine pas les ardeurs de ses sbires à la gâchette si facile, si, avec son éléphant de gouvernant il ne sort toujours pas de son immobilisme, Léon pourra toujours servir.

Mais est-ce aussi simple de faire des dieux et de les défaire à souhait ?

Tony Katombe

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La quatrième république, c’est pour quand alors ?

Parce que Tony de Prague a perdu son livre d’or,

La quatrième république, c’est pour quand alors ?

Tony de Prague demande aux congolais de changer d’abord de mentalité. Et puis d’attendre. Mais l’attente se fait intenable pour les congolais qui ont l’impression que Tony de Prague a plutôt perdu son livre d’or en même temps que son latin de séminariste.

Tout premier ministre qu’il est, lui à qui ses adeptes prêtent des vertus divines ne fait rien d’autre que quitter sa maison de Limete le matin à 8h30’ pour son bureau de Gombe, et faire le mouvement dans le sens inverse le soir. Non sans avoir bloqué la circulation à son passage, sur les deux bandes des boulevards Lumumba et Sendwe, avec son cortège armé jusqu’aux dents. On en arrive à regretter le temps où il violait le code de la route en empruntant le sens contraire, même si il a du plus d’une fois ramasser au passage une pauvre vendeuse de pains. Là au moins il ne bloquait qu’une bande et ça pouvait continuer à rouler sur l’autre.

Atypiques comme peuple tout de même que ces congolais ! Avec un pays complètement détruit exigeant des efforts considérables et un dynamisme réel, requérant une vitalité sans commune mesure, ils n’ont pu trouver personne d’autre entre les 60 millions qu’ils sont comme premier ministre que ce pauvre octogénaire de « Tony G » pour qui le simple trajet quotidien de son domicile pour son bureau est déjà un véritable calvaire. Ils ne pourront jamais le voir à Shabunda, ni Mahagi, ni à Zongo, ni à Sake, ni à Bulungu, ni même à Kisenso palper du doigt les réalités à transformer. Et malgré tout, ils attendent quand même des miracles. 

Et parce qu’ils sont si friands de miracles, la saison sèche se barre plus tôt que prévu. Et comme à Kinshasa, après la pluie c’est le sale temps, Rose, étudiante à l’Académie  des Beaux-arts, attend depuis trois quarts d’heures un hypothétique taxi sur l’avenue du 24 novembre. A ces côtés, une dame observe attentivement le poster de Kabila monté sur panneau géant : « L’essentiel ? Maman, veut dire on va encore voter un autre président bientôt ? » Des regards interrogateurs se posent sur la dame. Elle montre le poster du président. Autour de la dame, très vite un groupe se forme. Plutôt que de répondre à la malheureuse, les ‘‘parlementaires debout’’ d’un après-midi de pluie en remettent, à qui mieux-mieux, une couche à l’Etat et à ses animateurs.

‘‘Il n’y pas d’argent pour réparer les routes, pour assurer le transport public, pour relancer la Miba, mais il y en a pour payer les magazines et poser des photos dans toute la ville.

« Kabila, Bemba, Kamhere, Ruberwa ! Ils dépensent sans compter pour être successivement sur la couverture d’un magazine français qui n’a d’africain que son nom », s’indigne un monsieur arborant une cravate élimée de fonctionnaire de l’Etat.

Le groupe des ‘‘parlementaires debout’’ ne fait que grossir et les critiques deviennent de plus en plus acerbes. Rose veut quitter ses amis d’un après-midi d’infortune et rentrer chez elle à Bandal à pied quand elle entend : ‘‘Longwa na Nzela’’ (quitte la route). C’est l’éclaireur du cortège de Tony de Prague qui fraye le passage au Premier sur ce qui n’a de route que le nom.

Le fonctionnaire à la cravate élimée fulmine :’’Les Mbororos font la loi en Uelé, les Angolais occupent Kahemba, Nkunda et les FLDR squattent le Kivu,… pendant ce temps tout ce que ces dirigeants malgré nous trouvent à faire c’est pointer leurs armes sur nous comme si c’étaient nous les dangereux’’.

Sentencieux, un homme à la barbichette d’enseignant décide : ‘‘Il n’y a plus rien à attendre de leur troisième république. Tout est pour eux, rien pour nous. Ils ont majoré les salaires des députés du simple au triple. Alignement sur le barème de la sous-région oblige. Mais quand il s’agit de la bourse des étudiants, des salaires des enseignants, il n’y a plus d’argent. La troisième république, c’est une arnaque, c’est un mort-né pour le peuple’’

La dame à côté de Rose lâche : ‘‘La quatrième république, c’est pour quand alors ?’’

Rose prend peur. Le tronçon est hyper militarisé. La RTNC, gardée par les GSSP n’est pas très loin, en face, c’est le camp KOKOLO. Elle se résout de quitter le mauvais endroit avant le mauvais moment où elle risquerait de prendre un mauvais coup.

Ligne 11 : une, deux, une deux, ça use les talons, mais c’est plus sûr !

Tony Katombe

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23 août 2007

Le Chant des Patriotes: Injustice na Congo

Je pense que ceci doit être diffusé le plus largement possible.

Cliquez!!!  http://youtube.com/watch?v=Ro3-GlxlHOs  Cliquez!!!

Ecoutez!

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22 août 2007

Réponse à Byamungu: Vraiment pathétique!

Monsieur Byamungu,

Ainsi vous regrettez mes propos? Vous regrettez le fait que je vous demande le bilan des dix années qui se sont écoulées depuis le départ définitif (Eh oui, puisqu’il est mort!) de l’abominable dictateur Mobutu et, curieusement, vous qui voulez nous faire croire que votre résidence sur la terre congolaise vous donne préséance sur nous autres, pauvres expatriés, lorsqu’il s’agit d’user du droit primaire, reconnu en toute véritable démocratie, de critiquer. Et je vous prie de comprendre le mot critiquer dans son essence, c’est-à-dire de formuler une opinion sur un sujet donné, en l’occurrence, la situation politique et sociale de mon pays, le Congo-Zaïre. De plus, et c’est à noter, vous me traitez de « taré » parce que j’ai l’audace de mettre en comparaison l’ère Mobutu et l’ère actuelle ! Qu’à cela ne tienne, je ne plongerai pas dans un combat épistolier sans issu sur ce qualificatif dont vous m’affublez. Mais je vais tenter, par pur esprit de dialogue, de vous mettre le nez dans votre caca, selon l’expression consacrée et sans aucune méchanceté intentionnelle de ma part.

Prenons pour commencer, si vous le voulez bien, par vos assertions lamentables concernant ma prétendue fuite hors du pays. Je vais vous révéler ce que fut et ce qu’est ma vie depuis ma naissance à Kinshasa jusqu’à ce jour. D’aucun m’enjoindrait de ne point divulguer cette partie intime me concernant, mais il est nécessaire de le faire pour que votre crasse intellectuelle se trouve un tant soit peu nettoyée. Mon père était en poste pour le compte des Nations Unies à Addis-Abeba, en Ethiopie, pour y travailler en bonne intelligence avec la défunte Organisation de l’Unité Africaine (OUA) alors naissante. C’est dans la ville de l’Empereur Hailé Sélassié que ma grande sœur vit le jour en 1963. Ma famille arrivait de Belgique où mon père venait de terminer de brillantes études à Louvain (Sciences Economiques, son mémoire est encore cité en référence aujourd’hui par les professeurs de cette université). Mon grand frère, l’aîné de la famille est né à Bruxelles en 1962. En 1965, au cours des vacances d’été, ma mère fit le voyage d’Addis-Abeba à Kinshasa alors qu’elle attendait un troisième enfant qui devait naître en juillet à son retour. Mais, le 22 juin je (puisqu’il s’agit de votre serviteur) décidais de précipiter le terme de cette gestation et je fis donc mon arrivée sur cette planète par une naissance sur la terre de mes Ancêtres à l’hôpital de Ngaliema. C’est le docteur Longo qui assista ma mère pour cela. Mon père est natif d’Inongo (Maï-Ndombe, Bandundu) et ma mère de Loselinga (Mongo de l’Equateur). Après quelques semaines de repos bien mérité, ma mère rentra à Addis avec son nouveau-né. En 1967, ce fut le tour de mon petit frère de naitre lui aussi à Kinshasa dans le même cas, mais en octobre. Mon père venait d’être sollicité par le Colonel Mobutu pour doter le pays d’une compagnie de marine marchande afin de s’affranchir de la dépendance imposée par la Compagnie Maritime Belge (CMC). Mais, par prémonition, Il ne démissionna pas de l’ONU et il envoya sa famille à Genève. C’est donc depuis cette année là à ce présent jour que ma famille et moi sommes résidents sur territoire helvétique. La benjamine de ma fratrie naît à Genève en 1970.

Vous soutenez toujours que je suis un fuyard ?

Revenons à un sujet qui me tient bien plus à cœur : Le Congo-Zaïre. Si, par je ne sais quel aléas de la vie, vous pouviez rencontrer certains de mes coreligionnaires scolaire, ils vous diraient sans retenue que j’ai l’amour de ma patrie chevillé au corps depuis ma tendre enfance. Outre le fait que le Lingala ne m’est pas inconnu, ils vous diront qu’ils ont pu, chaque année que nous où nous avons partagé les bancs de l’école, accroître leur connaissance du Zaïre-Congo grâce aux différents exposés et autres travaux de recherche que je présentais en cours de géographie, d’histoire ou d’économie. Oui, depuis l’âge de 14 ans, je ne cesse d’étudier ce pays qui, je ne vous le cache pas, m’obsède. J’en parle avec passion, à tout bout de champs et à toute personne qui me pose une question ou qui fait mine de s’intéresser à l’ancienne colonie belge. J’ai dévoré goulument les écrits de Booker T. Washington, de Joseph Conrad et le livre d’Adam Hoschild sur les crimes de Léopold II est mon livre de chevet. Mais l’œuvre de Cheik Anta Diop sur les Nations et Civilisations Nègres est aussi en très bonne place dans ma bibliothèque, au côté d’ouvrages signés Kä Mana, Charles Djungu Simba, Mukala Kadima, Pius Ngandu Nkashama et bien d’autres encore. Certes, vous allez arguer que je n’ai acquis là qu’une connaissance toute théorique, mais je rétorquerai que mon père, dans un esprit de bon sens, ne nous a pas laissé le loisir de nous couper de nos racines et, il s’en fit un point d’honneur, il nous donna la chance inestimable de pouvoir venir vivre au pays. Sachez qu’il fut appelé à travailler pour la patrie, non pas à un poste de politicailleur, mais bien pour mettre son expertise et sa science de la gestion d’entreprise au service public. Il est le créateur de la Compagnie Maritime Congolaise, qui devint par la suite la Compagnie Maritime Zaïroise (CMZ), fleuron des entreprises de marine marchande en Afrique. En effet, la gestion de mon père mena la CMZ à s’approprier 68% du trafic maritime entre l’Afrique (grâce à une politique d’alliance avec d’autres compagnies maritime de pays africain). À son apogée, la CMZ possédait 10 navires (9 cargo de gros tonnage et 1 navire mixte cargo/passager, le MS Kananga). Et tous les bâtiments qui constituèrent la flotte de la compagnie portaient des noms évocateurs : Le MS P.E.Lumumba, le MS Okito, le MS Mpolo, le MS Kasavubu, le MS Kinsangani, le MS Mbuji-Mayi, le MS Mbandaka, MS Bandundu et le MS Bukavu. Mon père dirigea cette compagnie jusqu'à ce que la folie de Mobutu le fasse accuser de trahison et cherche à l’emprisonner en 1974. Avant ce triste épisode, mon père avait aussi dirigé la restructuration de la SONAS.

Il est bien entendu que je vous relate ces faits par des raccourcis dans le seul souci de ne pas écrire un livre entier sur les événements qui ont fait de moi un anti-mobutiste. De voir où gît aujourd’hui l’œuvre de mon père (la CMdC, Compagnie Maritime du Congo ne possède plus un seul navire !) par la faute des grossières erreurs de Mobutu m’emplit de tristesse. Mais cela me conforte encore plus dans le combat que je mène au côté de fils et filles de mon pays pour que justement, nous retrouvions le chemin du développement.

Vous l’avez compris, je ne suis pas un fervent défenseur des 32 ans de règne du léopard de Kawele. Cependant, la question pertinente et lancinante reste en suspens. Vous, Mr. Byamungu, vous nous dites que les millions de morts que notre pays a à déplorer depuis la fuite et la mort du dictateur honni et sa mort infamante en exil au Maroc sont le résultat de la gestion du pays par les sbires du Maréchal. Vous nous dites que si les troupes d’Eduardo dos Santos se promènent en toute impunité dans le territoire de Kahemba, c’est de la faute à Mobutu. Vous nous dites que les Mbororos qui détruisent des villages entiers dans le Haut-Uélé le font suite à une invitation du défunt dictateur ! Et si vous pouviez, je suis sur que vous affirmeriez que Laurent Kundabatware est le dernier cadeau que nous aurait fait l’homme « d’horizon 80 » !!!  Comme dit Tony, pathétique. Oui, vos conclusions sont pathétiques.

La situation ne serait pas aussi terrible que je m’escafflerais devant tant de mauvaise foi. Voyez-vous, où que vous soyez dans l’univers, seul prévaut la logique mathématique en dernier lieu. Et la logique mathématique que j’oppose à vos inepties est la suivante : Mobutu est partit avec pertes et fracas en 1997. Nous sommes aujourd’hui en 2007, soit 10 ans après quel est le bilan des libérateurs ? Qu’ils soient ceux qui accompagnèrent Mzee Kabila, qu’ils soient ceux qui ont crée le MLC ou le RCD, que ce soit ceux qui sont aux commandes actuellement, quel est leur bilan.

Tony vous demande si c’est patriotique que de quitter la diaspora pour venir vivre avec 38'000 francs congolais (soit ± 80 US$) de salaire mensuel, alors que pour louer une habitation pour moi, ma femme et mes deux enfants, il faut au moins 100$, 50$ pour le transport, et 500$ pour l’éducation des enfants. Que répondez-vous ? Que c’est de là un délit de fuite que de refuser ces conditions ?

Sachez, mon bon monsieur, que sans en faire de publicité, je participe plus qu’activement à la reconstruction du tissu social. Je finance de ma poche, grâce au salaire que je reçois en travaillant ici en Europe, la construction d’établissement scolaire en milieu rural. Oh, bien sûr, je n’y donne pas la même publicité que l’excellent Mutombo Dikembe (je n’ai pas les mêmes moyens), mais comme lui, mon engagement personnel ne date pas d’aujourd’hui, et il ne cherche pas le soutien de politiciens véreux qui cachent leurs méfaits en cherchant à s’accaparer les réalisations d’autrui. Qui ne sait pas que lorsque les dirigeants congolais clament avoir reconstruit une route (en général une petite dizaine de kilomètre en trois mois), on apprend trop souvent qu’en fait c’est une entreprise étrangère ou des fonds extérieurs qui sont à la base de ces travaux ?

Non, Maître Jacques ! Vous vous fourvoyez en m’accusant de couardise et de fuite, comme vous vous leurrez si vous croyez pouvoir mettre les avanies commises actuellement au Congo-Kinshasa sur le compte de la dictature de Mobutu. Cela fait 10 ans Monsieur ! 10 ans ! Et s’il l’on se projette plus avant, le ciel est bien sombre : Juste un exemple des futurs chantiers qui nous attendent, les 600 parlementaires et les 110 sénateurs vont recevoir un salaire de 4'200 $ chacun. Soit, attendez que je prenne ma calculette : la somme de 2'982'000 $ à sortir chaque mois. Cela fait 35'784’000$ par année. Rajouter l’achat de 700 4x4 pour nos chers honorables, plus une maison, plus les frais pour le chauffeur, le garde du corps, les domestiques à la maison, les secrétaires, puis ajoutez-y le salaire des ministres, du premier ministre, de la présidence…Une fois que vous avez payez tout ce petit monde, que reste-il sur les 2 milliard et demi du budget de Yandi Ve ? Et pendant que je vous couche ces quelques lignes, l'ONU rapporte qu'environs 8'000 de nos compatriotes viennent de fuir leurs demeurres et de traverser la frontière pour se réfugier en Ouganda. Ils fuient les hommes de Nkundabatware et les combats qui viennent de s'intensifier dans la région. Est-ce toujours là un fait imputable à Mobutu 10 ans après son éviction?

Ce Mobutu que vous et moi condamnons avec la plus grande fermeté doit bien rire dans sa tombe en regardant ceux qui l’ont chassé travailler en bonne intelligence avec ceux qui il y’a 10 ans étaient avec lui au pouvoir. Et les mêmes infamies qui avaient cours sous Mobutu ont cours sous le règne des « libérateurs ».

Et c’est toujours moi le taré ?

Saluez bien votre conscience de ma part monsieur Byamungu.

Philippe Lomboto Liondjo, Membre du MAC (Militants Anti-Crétinisation)

Genève, Suisse.

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De Tony pour Jacques: PATHÉTIQUE

Auteur : Tony 

Monsieur Byamungu, jusqu’ici les gens expriment des opinions divergentes sans avoir besoin de recourir aux injures. Manquez-vous vraiment d'arguments au point de n'avoir pour seule issue que l'injure facile? Pensez-vous qu'un compatriote qui a assez de fair-play et de tolérance pour n'exercer aucune censure des commentaires, même les plus injurieux, mérite cette insulte de taré? Voulez-vous bien nous expliquer la raison qui vous a poussé à voguer à raz le sol de façon aussi pathétique? Est-ce la comparaison établie entre la situation actuelle du pays et celle d'il y a dix et plus sous Mobutu? Refusez-vous aux congolais le droit d'établir la moindre comparaison de leurs conditions d'existence à différentes époques et de conclure qu'ils vivent plus ridiculisés aujourd'hui qu'ils ne l'étaient hier? Si celui qui soutient pareille thèse, sans être mobutiste, est à vos yeux un taré, quelle injure avez-vous alors pour la coalition gouvernementale actuelle dans laquelle les Mobutu et les mobutistes patentés sont aux premières loges? Manquerez-vous de conviction politique et de courage de votre opinion au point de ne pouvoir exprimer votre soutien à la gouvernance quelconque actuelle du pays qu'en injuriant ceux qui ont la sagesse de savoir choisir entre deux maux le moindre? Selon vous, les Mbororos, Kahemba, Bundu Dia Kongo, les 5 millions des morts,... sont imputables à la gestion de Mobutu!!! Nous sommes très loin d'être mobutistes, mais nous restons honnêtes pour ne pas charger outre mesure un dictateur mort il y a dix ans des conséquences d'une gestion du pays caractérisée par l'amateurisme, la prédation et la corruption. La gestion de Mobutu, il est vrai, n'était pas des plus exemplaires. Mais si vous l'avez remplacé sans être en mesure, dix ans après, de faire au pays l'économie des conséquences de sa mauvaise gérance, sommes-nous tarés quand nous constatons votre impuissance et votre incompétence? Nous n'acceptons pas votre opinion. Nous la trouvons même un peu trop tirée par les cheveux, mais nous ne vous traiterons jamais de taré. Quand il a fallu battre campagne pour avoir le pouvoir, vous avez dealé avec les Mobutu et les mobutistes. Vous exercez une pression sans pareille sur la famille de Mobutu pour le retour de la dépouille mortelle du dictateur pour l'honorer avec un deuil national. Nous ne serions pas surpris que vous le décoriez héro national. Et quand nous ne serons pas surpris, serons-nous encore par vous qualifiés de taré? D’après vous, Philippe a fui le pays. Pourrions-nous vous conseiller, sans être traité de taré, de ne parler que de ce que vous maîtrisez? Ce monsieur est en Europe depuis sa prime enfance et fait partie de ces braves congolais qui déversent dans ce pays plus d'argent que ne vous donnent l'Union Européenne, la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International,... Et vous voudriez qu'il quitte l'Europe pour revenir au pays pour gagner 38000 franc congolais, payer une maison à 100$, le transport mensuel à 50$, l'eau et l'électricité à 20$, les études de ses enfants à 500$, la bouffe, les soins de santé,...ainsi il cesserait d'être taré???!!! Je ne vous demanderais pas de retirer votre injure, car je vous en sais incapable. Je vous demande quand même d'admirer ce degré de tolérance et de fair-play qui laisse paraître vos injures sur un espace où nous avons tous les outils pour ne pas les afficher. Nous vous souhaitons la bienvenue pour votre prochaine visite et nous nous tenons prêts pour afficher vos injures à venir. On ne donne que ce qu'on a. Si les injures sont tout ce que vous avez, nous on est là pour laisser chaque congolais donner ce qu'il peut. Portez-vous bien !

Email : tonykatombe@saintly.com 

Date de publication : 22/08/07

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Commentaire de jacques BYAMUNGU

Philippe Liondjo dit: Bien il semblerait que les accusations contre ma modeste personne se précisent. Lisez donc ce mot de Mr. Byamungu. Je me ferai un vif plaisir à lui répondre. À lui et à tous ceux qui veulent voir en moi un fuyard.

Message commenté : Interpellation venant de DIDISTONE

Adresse Internet du message : http://liondjo.afrikblog.com/archives/2007/08/15/5897726.html

Titre du commentaire : Mon regret des vos propos

Commentaire :

Mon cher, Je regrette des vos propos. Vous semblez ignorer que le mal dont souffre notre pays: 200’000 des morts, Kahemba, Mbororo... et qu’en sais-je encore est la conséquence de la mauvaise gestion de notre pays par Mobutu et ses acolytes. Qu'est ce qu'ils vous ont appris de l'amour du pays si ce n'est que le fuir. Que savez-vous de ce pays qui semble être le votre alors qu'en réalité vous le fuyez? Moi je ne peux rien pardonner à Mobutu car il n'a rien fait pour le pays. Il a voyagé et n'a rien imité de ce qu'il a vécu a l'étranger comme René DESCARTES. Il n'a ni protégé le pays contre les invasions étrangères. Bien plus c'est lui avec ses acolytes qui ont épousés les rwandaises qui créent notre misère. Il te faut donc lire l'histoire et ne pas être trop sentimentaliste comme tu l'es. Tu dois cesser d'être un taré comme tu l'es à présent.

Auteur : jacques BYAMUNGU

Email : byamungujk@yahoo.fr

Date de publication : 21/08/07 - 21:20

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15 août 2007

Commentaire pour DIDISTONE

Pauvre gars
Didistone,

Ce que mon excellent frère et ami Philippe a oublié de mentionner est qu'il est fort possible que les jolis godasses et les fringues griffés avec lesquels vous vous pavanez comme artaban vous viennent d'un frère, cousin, oncle, vivant et travaillant à l'étranger.

Vivre au pays ne veut rien dire. On ne fait pas plus pour le pays seulement parce qu'on y vit. Je vis au pays et suis constamment révulsé par l'apathie et l'inconscience des gens face à l'état de marasme dans lequel ce pays s'enfonce de plus en plus. Une fois qu'on a de quoi se payer une chikwangue, une bouteille de bière, amener sa petite concubine dans une maison de tolérance,... on s'en fout que le pays foute le camp.

Par contre, dans cette diaspora nourricière, il se trouve de braves gars qui, non seulement prennent en charge les familles restées au pays, mais s'engagent en plus politiquement pour faire accéder le Congo à l'Etat de droit où il fera bon vivre pour chaque citoyen.

Et c'est contre ces braves gars que vous dirigez vos attaques ??? Eux dont l'apport financier annuel (+ 1 milliard de dollars) dépasse de loin le budget de votre gouvernement que vous n'avez même pas le courage de défendre ouvertement!!!

Admirez tout de même la hauteur et l'élégance de ce cher Phil qui trinque pour un article écrit pourtant, non par lui, mais plutôt par quelqu'un qui vit au pays.

Pathétique Didistone, vous avez tiré à terre, mon frère.
tony - email : tonykatombe@saintly.com - http://congomania.afrikblog.com

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Interpellation venant de DIDISTONE

J'ai reçu l'interpellation écrite venant d'une personne qui, apparement se trouve au pays, et qui m'accuse de n'avoir rien fait pour le pays et de me prélasser "napoto". Je mets le texte de cette personne tel que je l'ai reçu. Puis j'y réponds par la suite.

Message commenté :

Affaire Kutino : Le PPRD crée un nouveau leader

Adresse Internet du message :

http://liondjo.afrikblog.com/archives/2006/05/18/1903835.html

Titre du commentaire :

BO TIKA MA KE LELE

Commentaire :

ozoloba yomoko ozali wapi ozali napoto poatia batu makelele kala wana mboka ebeba mobutu azalaka bosalaka eloko te bovandi napoto kaka makelele bosala nini pona congo?

Auteur :

Email :

DI_diane@hotmail .fr

DIDISTONE

Date de publication :

14/08/07 - 22:35

Voici ma réponse:

Ainsi donc vous me dénigrez parce que je suis résident « extra-patrie » et pour vous cela constitue un quasi chef d’accusation contre moi. À vous lire, il semblerait que ne vivant pas sur le sol congolais, je n’aurai pas le droit de dire ce que je pense sur la vie de mon pays. Comme si le fait d’être un congolais de la diaspora aurait annihilé tout sentiment d’amour de la patrie. Et lorsque nous, ceux que les auteurs-acteurs de « théâtre de chez nous » ont caricaturés et renommés « diasa-diasa », « diaspourrie », etc, lorsque nous parlons de notre pays, vous nous dites que c’est du « makelele » !!!

Permettez-moi de vous dire que vous, Madame ou Monsieur DIDISTONE (un nom qui ne dit pas votre genre, et qui me rappelle furieusement un de ces nombreux noms que nos musiciens publicistes lancent à longueur de chansons dans la plus pur tradition antiartistique que l’on appelle le « mabanga »), n’êtes pas le (ou la) premier (première) à vous aventurer sur ce terrain stérile de l’attaque contre les congolais vivant hors du territoire national. Et comme à chaque fois, vos attaques contre nous ne reposent que sur du sable, un vide qui démontre la puérilité extrême de vos propos.

« Kala wana mboka ebeba Mobutu azalaka, bosalaka eloko te » ?? Moi je vous réponds que tangu Mobutu azalaka, il n’y avait pas 5 millions de morts, il n’y avait pas 120 femmes violées chaque jours dans l’Est du pays, il n’y avait pas 1200 morts par jours de causes liées au conflit, il n’y avait pas d’armée angolaise annexant sans coup férir tout le territoire de Kahemba,  les Mbororos ne venaient pas paître impunément en Uélé, les Centrafricains ne réclamaient pas Mobayi-Mbongo comme étant partie de leur territoire, les quatre turbines de Inga fonctionnaient (un peu certes, mais certainement mieux qu’aujourd’hui) et nous pourrions lister ainsi une foules de point qui affectent la vie de chaque congolais.

Ma question pour vous DIDISTONE (ça y est ! Je me rappelle maintenant où j’ai déjà entendu ce nom : Dans la bouche de Koffi Olomidé, dans quelques unes de ces chansons !!!) : Dix ans après la mort du dictateur-sanguinaire, dix après que les libérateurs aient prit le contrôle du pays, où en est justement le pays ?????

Dans la diaspora on ne fait pas du bruit ! Dans la diaspora on dit ce qui est, et ce qui est c’est que le Congo-Kinshasa est par terre et les vautours se disputent les meilleurs morceaux pendant que les congolais s’entre-déchirent parce que certains sont dans la diaspora et d’autre vivent au pays. Franchement, croyez-vous que c’est vraiment là le problème du Congo ?

Je ne veux pas perdre mon temps à tenter de vous rappeler que c’est par la seule volonté de la clique de criminels qui gouvernent le pays actuellement que nous avons été exclus du processus de démocratisation du Congo et ce, parce qu’ils avaient la crainte que nous influions sur le vote. Eh ! Oui ! La diaspora était contre eux et nous sommes plus de 4 millions de congolais vivant dans cette diaspora.

Philippe Lomboto Liondjo, Congolais vivant et travaillant hors du territoire national, comme des millions d’autres compatriotes et qui contribuent financièrement dans l’économie informelle du pays à hauteur de plus d’1 milliard de dollars par année (source Western Union). Et vous nous dites que nous ne faisons rien pour le Congo ?

Posté par MCSpider à 11:29 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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