07 juillet 2008
Danou Botheti
Daniel « Danou » Botheti Loleke, assassiné ! Encore une illustration de ce que nous ne cessons de dénoncer depuis plusieurs années, à savoir l’incroyable niveau d’insécurité qui règne au Congo-Kinshasa. Notez que c’est à dessein que nous n’appelons plus notre pays République démocratique du Congo, car le qualificatif ne convient pas au vu de ce qui s’y passe. Danou, mon cousin germain, était député provincial de Kinshasa (et vice-président de l’assemblée provinciale) et cadre du MLC, parti politique de Jean-Pierre Bemba. C’est un membre de l’opposition qui a ainsi été éliminé. En rajoutant le fait que le député était originaire de la province de l’Equateur, cela donne un autre éclairage à cet assassinat. Je suis sûr que ceux qui ont perpétré cette abomination nous seront présentés comme « des éléments incontrôlés » de la Garde Républicaine (anciennement Garde présidentielle) et l’enquête, comme d’habitude, n’aboutira pas. Il est inquiétant et affligeant de voir que le pouvoir autocratique en place ne supporte pas la critique et n’a que la violence extrême et le sang comme répartie.
Ma famille pleure un de ses fils et mes pensées vont à la femme et aux enfants de Danou. J’ai aussi une tendre pensée pour mon oncle, le Général Botheti, la mère de Danou et ses frères et sœurs.
Philippe Lomboto Liondjo
Genève, Suisse
16 juin 2008
de Gucht: Des députés lui donnent raison.
Séquestrations mensongères.
Encore une fois, nous sommes les témoins bien malgré nous de la divagation psychique qui frappe les « élus » du peuple en RD Congo. Encore une fois nous voyons se vérifier l’axiome qui dit que le ridicule ne tue pas. Encore une fois, le Congo et les Congolais se retrouvent à la première place sur la liste honnie des pays où la politique et les politiciens se vautrent dans l’abjecte avec persistance et délectation. La semaine qui vient de s’écoulée a été le cadre d’une histoire rocambolesque qui pourrait prêter à sourire si elle se déroulait dans un film comique « made in Hollywood ». Oui ! Cela nous aurait certainement fait pleurer de rire.
Mais la réalité de cette histoire tend plutôt à nous plonger dans les affres de la commisération et à nous faire vraiment pleurer de tristesse et de rage. Tristesse car comment ne pas être triste de voir ainsi les ors de la république jetés dans la boue et les tenants du pouvoir se livrer à de tels comportements odieux ? Rage car l’on ne peut que se mettre en colère contre ces « parlementeurs » qui souillent encore un peu plus l’image déjà bien écornée des Congolais et du Congo. Et s’il vous plaît, ne venez pas nous ramener vos arguments ineptes sur un soi-disant héritage de l’époque du maréchal !!! On sait que cela se faisait aussi, mais le 17 mai 1997, on nous a dit que c’était terminé et que les « libérateurs » allaient instaurer un changement « aradjical »
Des députés accusent un expatrié de séquestration, puis se retrouvent en fait confondus par une commission d’enquête du Parlement qui met en lumière qu’ils sont plutôt coupables de trafic d’influence et de tentative d’extorsion sur la personne de l’expatrié ! C’est du vaudeville, de la Commedia dell’arte ! C’est grandguignolesque !
Malheureusement, c’est la triste réalité politico-sociale du Congo post-Mobutu. Et dire qu’il y’a un gars qui avait sifflé la fin de la récréation !!! Je crois bien que ses élèves n’ont pas entendu le sifflet ou alors il n’a pas sifflé assez fort !
Et ce sont ces hommes là qui vont manœuvrer le navire des cinq chantiers ? C’est eux qui vont gérer les milliards des chinois ?
En vérité, cette histoire n’est rien moins que l’illustration des us et coutumes de nos chers « élus » ! Et comme l’impunité face à ces dérives est de mise, que pouvons nous attendre d’autre de la part de ces « politichiens » ? Et que pourrions-nous attendre comme changement dans le chef de ces « déshonorables » quand on sait que leurs hauts faits se résument dans les « libanga » des musiciens en vogue ?
PL.
19 mai 2008
Femme, champ de bataille
À nos mères, soeurs et filles du Congo
Ils sont venus par les montagnes avec liberté à la bouche
Ils sont venus en grand nombre comme une nuée de mouches
Ils sont venus dépenaillés, déguenillés mais en armes
Ils sont venus et c’est alors qu’ont coulés nos larmes
Femmes abattues, décapitées, mangées, enlevées, assassinées
Femmes, filles et fillettes abusées, humiliées, violées
Libération, libération criaient cette engeance nauséeuse
Lamentation, lamentation disaient les pleureuses
L’Enfer a déversé ses hordes de guerriers infâmes
Et toi Femme, c’est l’enfer qui a déchiré ton âme
Et en te détruisant ils ont détruit l’âme de notre Nation
Ils nous ont détruits en nous plongeant dans la damnation
Femme congolaise subissant le dernier des outrages
Femme congolaise vivant la barbarie d’un autre âge
Saurons-nous un jour comment te demander pardon
Saurons-nous te rendre ce que t’ont prit ces démons
Il faudra un jour que les Fils et les Filles du Congo fassent le travail de documentation eux-mêmes. Pourquoi ces témoignages ne sont que le fait des étrangers ?
http://www.congotribune.com/nationale/article.php?article=2063
Prince du Fleuve.
16 mai 2008
Les "CONS-GROS-LAIDS"
Foutus «Cons-Gros-Laids » que nous sommes ! Pardonnez cette éructation, mais tout MAC que je suis, je ne peux m’empêche de chercher des verges pour une auto-flagellation. La question de la congolité de « l’espoir du Congo » me taraude l’esprit au même titre que d’autres questions cruciales sur le Congo de mes Pères me hantent jours et nuits. Selon certains, il apparaît inutile et inopportun, voire déraisonnable, de « perdre son temps en vaines conjectures » sur cette histoire de filiation kabilienne. Et c’est alors que je m’insurge ! Mon sang ne fait qu’un tour et je vois rouge.
On ne peut décemment pas nous mettre des œillères de force pour canaliser nos pensées et nos réflexions sur un sujet qui dérange car dans son fondement réside une grande partie des causes de la situation actuelle du Congo. Je vois bien à ce stade la moue réprobatrice qui s’affiche sur le visage de certains qui arguent que la déchéance de notre pays est imputable dans sa plus grande part à Mobutu et son idéologie de prédation qui a sévit sur le Zaïre pendant plus de trente ans. Je ne nierai pas cette vérité de Lapalisse, mais je rétorquerai que nous vivons actuellement dans la perpétuation de ce modèle mobutien par ceux qui nous ont fait miroiter, par le truchement de fallacieuses promesses, un changement « aradjical » et des lendemains meilleurs. Meilleurs car eux se présentaient comme porteurs de valeurs aux antipodes du système de gouvernance du Maréchal. Regardons bien l’état actuel de notre patrie et osons encore apporter de l’eau au moulin de ceux qui nous crachent sans honte que « le pays va mieux qu’il y’a un an et beaucoup mieux qu’il y’en a quinze ».
Cons que nous sommes car toujours prompts à avaler de telles sornettes, ou tout du moins à rester assis bien tranquillement alors que notre intellect nous hurle la révolte. Certains, en toute conscience, avalent ces infamies en avançant l’excuse de la faim, de la misère qui les forcent à regarder ailleurs lorsqu’ils se trouvent face à ces mandrins qui nous couvrent de leurs divagations. Ils sont au pays, ils souffrent, leurs parents souffrent, leurs enfants souffrent. Ils ont, dixit eux-mêmes, « d’autres chats à fouetter ! ». Oui, cette expression consacrée est devenue l’excuse numéro deux d’une large majorité de gens qui subissent chaque jour les affres les plus durs de la vie au Congo-Kinshasa. L’excuse numéro un, étant plutôt une démission généralisée dans le chef des congolais pour ce qui regarde les choses du pouvoir. On nous sert du « que feriez-vous de mieux à leur place » ou du « vous, vous ne savez que parler » à longueur de temps et si nous avons l’audace d’élever nos voix pour dénoncer le foutoir qui règne au Congo-Kinshasa aujourd’hui, on nous taxe de « reculeurs » et d’aficionados du mobutisme.
Foutus cons que nous sommes ai-je dit plus avant ? Oui ! Mais cela ne signifie pas que nous le restions jusqu’à la fin des temps.
En fait, que nous opposent nos contradicteurs comme arguments lorsque nous interrogeons sur le cas K ? En fait, ils nous servent les sempiternels arguments de la distraction, de la futilité et de l’échelle d’importance du problème vis-à-vis des problèmes gigantesques auxquels le pays est confronté. Et ils poussent souvent jusqu’à nous replonger dans le passé mobutien. Mais, et cela ne souffre pas la moindre contestation dans l’esprit de la logique cartésienne, poser la question de l’identité (et donc la problématique de la filiation et de la nationalité) de K, c’est poser la question récurrente et d’importance de la légitimité. Légitimité dont la racine étymologique est lega, c’est-à-dire LOI.
La LOI, mes amis ! Ce mot qui referme en lui le fondement de la civilisation et qui est le soubassement de la vie en communauté, ce mot qui représente l’ensemble des règles que tous doivent suivre afin d’offrir à la communauté une vie harmonieuse de paix et de développement.
Mais chez nous, depuis la nuit des temps, la Loi est continuellement violée. Et le viol de cette Loi a atteint des sommets insoupçonnés depuis l’avènement de l’afdélisme et de la cohorte d’aventuriers (selon LDK) réunit en un conglomérat de malfaiteurs-prédateurs et qui s’est abattu sur le Congo-Kinshasa comme les Dix Plaies de Dieu sur l’Egypte. Le paroxysme de l’impunité actuelle des puissants et de leurs serviteurs est le prolongement dans la continuité de ce qui se faisait sous Mobutu. Pour paraphraser le tristement célèbre général Janssen, « après Mobutu = avant Mobutu ». Personnellement je forcerai le trait en disant « après Mobutu = pire que pendant Mobutu ». Ceux qui me disent que je mens n’ont qu’à s’adresser aux familles des cinq millions de morts congolais. Ces morts ne sont pas des victimes du régime de l’homme à la toque de léopard, mais bien des victimes de l’épopée AFDL. Et je persiste et signe.
La Loi ! Confinée au cœur d’un document qui doit servir de code de conduite pour une démocratie, la Constitution, la Loi, au Congo de Monsieur K, n’existe pas ! J’en veux pour preuve le fameux moratoire du Parlement au sujet de la congolité de nombre de ses parlementaires. Quand a-t-il été posé ce fameux moratoire ? Combien de temps devait-il duré ce foutu moratoire ? Et pourquoi a-t-il fallu ce satané moratoire ?
Répondez à ces questions, en toute honnêteté, et venez ensuite me dire que la Loi existe au royaume de Kadogo 1er.
Un homme célèbre a dit : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui restent assis et regardent ». Chercher qui est cet homme !
Un autre, non moins célèbre, a dit : « La liberté par tous les moyens ». Chercher aussi à savoir qui est cet homme !
Nous, Congolais du pays comme de l’extérieur, allons nous rester assis et regarder la destruction de notre monde ou allons nous utiliser tous les moyens pour notre liberté ?
Saluez votre conscience, si vous en avez toujours une !
PLL, MAC
Ecrit en 2006 mais d'actualité
Ecrits il y'a deux ans, les mots de ce poême sont toujours d'actualité. Quoiqu'en disent les laudateurs et autres
thuriféraires des "jouisseurs aux privilèges fabuleux". Le temps n'y fait rien car la vérité, tétue de nature, fait son chemin à travers la nuit du mensonge qui nous est imposée depuis des lustres. Léopold II, Mobutu, Kabila Mzee et leur successeur actuel n'on jamais oeuvré pour le bien du peuple, c'est donc au peuple qu'il revient d'oeuvrer pour son propre salut. Et au point au nous en sommes aujourd'hui, limpide est le chemin qui mène à notre rédemption, claire est la voie de ntre libération. Lisez donc ce poême qui m'est venu droit du coeur. Un coeur de Congolais, triste de ce que vit notre patrie. Je veux remercier celles et ceux qui ont lu ces quelques vers et qui ont posté des commentaires.
Seigneur de cette contrée, Je suis le Prince du Fleuve
Ici mon Âme est centrée, De son Eau je m'abreuve
Fils de cette Terre Sacrée, Je pleure Ton malheur
Mais pour ta sauvegarde, je combats avec ardeur
Aussi loin est mon exil, tout proche en moi tu reste
Aussi longue que soit ta nuit, ne demeure pas sans gestes
Eveille-toi Ô ! Fier guerrier des Tribus de mes Ancêtres
Ne craint point le danger quel qu’il puisse être
De la Forêt qui couvre notre Equateur
Et jusqu'à nos volcans les plus hautes hauteurs
Je sais la douleur de mon peuple meurtri
Et je sais la souffrance qui l’a flétri
Mais je vous le dis à nous sera la vengeance
Et au loin nous chasserons cette engeance
Cela est écrit pour nous les justes
Un destin qui sera des plus augustes
05 mai 2008
Quand le sage montre la lune, l'idiot voit le doigt
Par Desiré Katompa
Cela fait une semaine que la haute délégation belge est revenu du Congo après une mission d'une semaine. Cette délégation qui était composée de tous les ministres compétents sur le dossier Congo était porteuse d'un message de très haute importance pour la Belgique.
En effet après une crise gouvernementale de près de 9 mois, la Belgique vient de se doter d'un gouvernement dirigé par le gagnant des élections: Mr Yves Leterme. Cette nouvelle majorité regroupe l'ancienne majorité libérale et socialiste plus les socio-chrétiens moins les socialistes flamands. C'est compliqué, mais c'est le prix de l'unité de la Belgique donc...
Cette nouvelle majorité en place depuis le mois de mars 2008 devait fixer l'opinion belge et ses partenaires internationaux sur sa ligne politique en matière de relation internationale. En tant que partenaire privilégié de la Belgique, le Congo était le bon terrain pour appliquer cette politique. 3 ministres, celui de la défense Peter de Crem, de la Coopération Internationale Charles Michel et des Affaires étrangères Karel de Gucht se sont donc rendu à Kinshasa pour porter le message du nouveau gouvernement belge au gouvernement de Kinshasa.
L'opinion s'interrogeait sur la ligne politique qui allait être adoptée par ce nouveau gouvernement. L'on se souvient que sous l'ancien gouvernement, après le départ de Louis Michel et la mise en place du ministère de la Coopération et celui des Affaires étrangères, on avait assisté à une cacophonie. Par exemple au moment de l'attaque de la résidence du sénateur Jean Pierre Bemba par les troupes de Joseph Kabila alors que le ministre des affaires étrangères condamnait le gouvernement congolais, Armand de Decker ministre de la coopération Internationale approuvait et André Flahaut le ministre de la défense félicitait Joseph Kabila et lui promettait même les moyens pour faire plus.
Nous nous étions interrogé à l'annonce de cette mission, sur le contenu de ce message après les sorties très médiatisées du ministre des affaires étrangères lors de son émission Bureau du pouvoir (l’émission Bureau du pouvoir diffusé par la RTBF met à l'honneur un homme du pouvoir). Aujourd'hui le discours de Karel de Gucht démontre a souhait que c'est la ligne ferme vis à vis du pouvoir de Kinshasa qui a été adoptée. Qui dit ligne ferme, dit difficulté à venir car Kinshasa n'a jamais eu l'intention de respecter quoi que ce soit en matière de bonne gouvernance. C'est parce que « nous » (les congolais de l'opposition) le savions que nous considérions que la Belgique en soutenant aveuglement le pouvoir de Kinshasa, se rendait complice de ses exactions en matière de droit de l'homme, de mauvaise gouvernance, du génocide social...
En se montrant ferme sur ces points, le gouvernement belge n'a fait qu'adopter en fait une position normale: imposer à Kinshasa de faire avec les moyens qu'on lui octroie ce pourquoi il lui est demandé. En stigmatisant le train de vie et privilèges que s'octroient les gouvernants congolais, le gouvernement belge ne fait que pointer du doigt les disparités sociales inacceptables qui règnent en RDC depuis des années. En pointant du doigt la responsabilité du gouvernement dans la non-protection des civils à l'est du Congo, le gouvernement belge ne fait que relayer le message de plusieurs organisations non-gouvernemental qui viennent pleurer devant les fenêtres de l'Union Européenne et du ministère des affaires étrangères.
Mais que leur reproche-t-on alors?
Après avoir lu ce discours, il nous est d'autant plus incompréhensible de saisir la pertinence des reproches que des opposants notoires ou des leaders d'opinion étiquetés acquis au changement lancent contre le gouvernement belge suite à ce discours. Quand l'on est perdu dans la forêt quelque soit la personne qui vous montre le chemin, du moment que ce chemin est correct, on s'en fout de la personne, on suit le chemin afin de s'en sortir. Quelque soit les prises de positions ou les motivations de la ligne politique actuelle de la Belgique, il nous importe peu de les décortiquer du moment qu'ils résultent à l'adoption d'une ligne politique qui correspond à notre combat pour le changement.
Notre but est de quitter le point A pour arriver au point Z, si pour cela on passe par le point C sans le B ou le point Y sans voir le X cela n'a aucune importance. Il faut apprendre à utiliser le cloisonnement au maximum. Chaque bataille doit avoir un début et une fin. Quand la bataille est finie, il faut en accepter le résultat afin d'entamer une nouvelle bataille. Ce n'est pas parce que l'on a perdu une bataille que l’on a perdu la guerre et ce n'est pas parce qu'on accepte la défaite d'une bataille que l'on dépose les armes.
Peu importe qui te montre la lune, si tu l'aperçois exploite cette information à sa juste valeur (si tu en as besoin...).
Mobilisons nous car : LA LUTTE CONTINUE et LA VICTOIRE EST CERTAINE!
19 avril 2008
Hommage à Césaire: Demande de N'tsika
J'ai reçu ce message dans la section commentaire en relation avec la mort d'Aimé Césaire:
"Je suis attristée par cette perte. Je suis antillaise,mais je suis une africaine avant tout et j'ai vécu aussi dans ce continent qui me manque. Je voudrais que vous m'improvisiez un poême d'adieu dédié à ce grand homme, Aimé Césaire, car je suis invité à la cérémonie d'adieu.
Merci, je compte sur toi mon frère.
N'TSIKA Françoise"
Ma chère Françoise,
Votre demande est allée droit en mon coeur et c'est bien volontier que je tente le difficile excercice que vous me demandez! J'ose croire que l'on ne cherchera pas à me comparer à l'illustre disparu, mais que l'on comprendra ce que je dis dans ces quelques vers. L'intensité du respect et de l'admiration voués à Césaire, mais aussi la reconnaissance pour le combat qu'il a livré pour nous, Nègres de tous les continents.
Aimé Césaire, Adieu !
Il est venu le temps d’adieu à Césaire
Il est venu ce moment qui ne peut plaire
Dans le grand sommeil a plongé ton âme
Et ta voix n’illuminera plus les hommes et les femmes
Nous te pleurons, Aimé, chantre de la négritude
Toi dont l’amour du Nègre était certitude
Nous te pleurons, toi voix de la conscience Noire
Toi dont la vie était de combattre pour l’espoir.
Aimé de tous cher Aimé, tu rejoints ton frère Senghor
Et des Cieux, veille sur nous encore et encore.
Ne cesse pas de nous guider Ô glorieux aîné
Et sache qu’à toi nous sommes à jamais enchainés.
À jamais attaché à ton esprit et à tes mots
Par ce que tu as été nous vaincrons tous les maux
Africain Antillais fiers de ton héritage
Nous chercherons à vivre à ton image.
Philippe Lomboto Liondjo
Genève, Suisse.
19 avril 2008
17 avril 2008
Adieu Grand Homme
Aimé Cesaire s'en est allé!
Et avec lui un morceau faramineux de la conscience des peuples nègres. Formons le voeu que ces peuple pour qui il a tant lutté sauront lui rendre l'hommage qui lui est dû.
Pour ma part, en amoureux du "verbe" et inspiré par le Grand Homme, je présente mes sincères condoléance à sa famille!
Philippe L. Liondjo
14 avril 2008
Aimé Césaire: Gèant de l'Histoire
Nos pensées fraternelles et respectueuses vont à notre illustre ainé. A l'heure où nous couchons ces quelques lignes, la santé de ce monument de la mémoire collective des peuples noirs est "préoccupante" selon le message délivré par le corps médical qui lui prodigue soins et attentions.
Nous sommes de tout coeur avec sa famille et faisons le voeu de son prochain rétablissement.
Prince du Fleuve.
03 avril 2008
Les Chroniques de Tony
Mes amis les policiers
Kinshasa, boulevard Lumumba, Limete, 1ère rue. Jeudi 3 avril 2008. Devant moi, brusquement à la hauteur du boulevard Sendwe, un policier sort de nulle part, bras en croix. Sous le feu de circulation qui fonctionne à ses heures perdues, deux de ses collègues guettent.
En principe, pour permettre aux véhicules venant de l’avenue de l’université de s’engager sur Lumumba, le policier ne devrait avoir que son seul bras droit tendu latéralement pour bloquer le passage sur la bande qui débouche sur le boulevard Sendwe. Donc, logiquement, ça devrait continuer à rouler normalement à droite sur le prolongement de Lumumba. Mais les bras en croix du policier et l’expectative de ses collègues sous le feu ne me disent rien de bon.
Pendant quelques fractions de secondes, je fais face à un dilemme : m’arrêter ou continuer ? Si je m’arrête, ils peuvent m’interpeller pour obstruction ; et si je continue, ils risquent de me faire observer les bras en croix de l’officier. Je me suis déjà fait pendre, deux fois, au même endroit, dans les mêmes circonstances. La première fois, pour avoir respecté les bras en croix du policier ; la seconde pour avoir continué à rouler. Cette fois-ci, comme je ne tiens pas à payer à ces dignes agents de l’ordre leur café matinal, je fonce et assure quand même en actionnant mon clignotant droit.
Peine perdue. Avec une rapidité à faire pâlir de jalousie un champion de course, les deux policiers sous le feu sautent sur la chaussée et m’intiment l’ordre de m’arrêter. Je freine, parque sur le trottoir et descends. Ils me demandent le permis de conduire en Lingala. Je le leur donne en leur demandant, en français, pour leur compliquer la tâche, ce qu’ils me reprochent. Sentencieuse, l’infraction tombe : ‘‘clignotant sur un passage continu’’. S’ils ne mettaient pas en retard, j’aurais rigolé avec eux un bon goût.
Je leur rappelle les deux fois d’avant où ils m’avaient pincé. Les braves me rétorquent qu’ils ne me connaissent pas, mais qu’ils font plutôt leur boulot, sans plus. Et comme toujours, il y a un gentil et un méchant. Le ‘‘méchant’’ a mon permis et feint de m’oublier et de parler au téléphone. Le ‘‘gentil’’ me rassure qu’avec juste ‘‘un petit rien’’ de ma part, il va convaincre son collègue à me remettre le permis.
Sachant d’expérience qu’invoquer un code de route qui s’interprète à la tête du client et selon le ‘‘bon’’ jugement du seul policier ne me ferait que perdre davantage de temps, je rentre au véhicule, je sors le téléphone et commence à former un numéro. La communication du ‘‘méchant’’ s’arrête curieusement tout net. Il me tend le permis en me reprochant : ‘‘Vous n’allez pas déranger le colonel pour si peu!’’.
C’est à mon tour de perdre la mémoire : ‘‘Quel colonel ?’’. Aussitôt je deviens le gros méchant : ‘‘Motema mabe, akabaka te’’ (méchant, radin) me lance l’un ; ‘‘Trafic d’influence’’, renchérit l’autre.
J’ai du mal à comprendre le fonctionnement de ces policiers. ‘‘Normalement’’, un ‘‘bon’’ policier n’arrête pas deux fois la même personne. La première fois, quelque en soit l’issue, suffit pour fraterniser. Il est aussi bien loin ‘‘le bon vieux temps’’ où le policier faisait d’abord un salut impeccable à l’automobiliste avant de le rançonner.
Anthony Katombe
04 mars 2008
Contrôler les GSM à Kinshasa
La question qui se pose est: Quel but est réellement poursuivi ic par un gouvernement à tendance dictatoriale prononcée?
04 mars 2008
Kinshasa veut contrôler les appels téléphoniques
Kinshasa, mardi 4 mars 2008, 13.35. Sur mon téléphone portable tombe un sms de mon opérateur : ‘‘Par arrêté gouvernemental, l’identification de tous les abonnés est obligatoires’’.
Ca ne me dit rien qui vaille dans une ville qui bruisse des rumeurs aussi folles les unes que les autres depuis le début de l’année, dans une ville où tout semble s’être arrêté, dans une ville où tout le monde sait tout de tout, mais où personne ne sait apporter la moindre preuve de ce qu’il avance.
Tel dit avoir reçu un sms, d’on ne sait pas trop qui, annonçant la mort du président Kabila. Tel autre déclare tel un oracle que la fin de Gizenga est une question d’heure, car Kabila serait d’accord pour lui allonger 5 millions des dollars sur les 10 que le Mbuta réclame pour rendre le tablier. Et pour alourdir davantage l’atmosphère, André Kimbuta, le mathématicien gouverneur de la ville, égrène des menaces contre quiconque osera encore fomenter des rumeurs contre le chef de l’Etat.
Un collègue nous dit avoir suivi la lecture du fameux arrêté la veille à la télé. Le gouvernement expliquerait cette mesure par la nécessité de lutter contre les appels anonymes des gens qui ne se gênent pas à importuner les plus hautes autorités du pays.
Au bureau, on ne saisit pas très bien la peine que se donne le gouvernement pour se battre contre des rumeurs, dans la mesure où à Kinshasa, si démentir une rumeur est la meilleure façon de la rendre crédible, y répondre par des menaces la transforme en fait tangible.
Si l’on peut comprendre la nécessité pour la république d’identifier tous les abonnés de tous les réseaux de téléphones mobiles, il ne reste pas moins vrai qu’une telle opération en des temps comme ceux-ci inspire bien d’inquiétudes, quand on connaît le zèle des services spéciaux de la police et du renseignement.
On ne voit pas très bien comment des services sous-équipés pourraient traquer les gens dans un marché de plus de 10 millions d’abonnés pour l’ensemble des opérateurs. D’où la crainte de voir le pouvoir mettre sur table d’écoute quelques individus bien ciblés parmi les opérateurs politiques, les journalistes, les activistes des droits de l’homme, les membres des comités d’étudiants et même les simples citoyens.
Tony Katombe
03 mars 2008
Salaires en Hausse...pour les parlementaires:
Par Anthony Katombe
Hausse annoncée du salaire du parlementaire congolais de 4500 à 7500 dollars américains.
Invité d’une récente émission télévisée, Monsieur Steve Mbikay, un administrateur d’écoles privées qui est passé, le temps d’un tour de l’élection présidentielle, de l’UREC de l’excellent Docteur Kashala à l’AMP de Joseph Kabila, a proféré des menaces à peine voilées sur l’avenir de l’AMP, la cohésion du parlement et la stabilité du gouvernement.
Et pour cause, selon les informations parvenues à Monsieur Mbikay, le pouvoir exécutif s’apprêterait à rehausser le salaire des députés et sénateurs de 4500 à 7500 dollars américains. Ce qui, à ses yeux, est non seulement inexplicable, mais aussi inadmissible de la part d’un gouvernement qui manque des moyens financiers pour soulager tant soit peu la misère des congolais.
L’opinion s’étonne qu’une telle indignation vienne d’un membre de l’AMP pendant que l’opposition se chamaille pour le poste du porte-parole. Pour d’aucuns, la colère de Mbikay ne serait qu’une manifestation de jalousie à l’encontre de ceux qui n’ont pas eu le malheur de figurer comme lui sur la liste des oubliés de la mise en place des animateurs des institutions de la troisième république.
Toujours est-il que pour toute âme éprise de justice, un nouveau réajustement à la hausse du salaire des députés ne serait qu’une preuve de plus du mépris et de l’égoïsme des politiciens congolais, tant du pouvoir que de l’opposition institutionnelle. Déjà, on se souvient de l’émoi qu’avait jeté dans l’opinion la première majoration des salaires des parlementaires de 1500 à 4500 dollars dans un pays où l’on vit avec moins d’un dollar par jour.
En son temps, avec une désinvolture révoltante, Vital Kamhere, président de l’assemblée nationale, avait expliqué que si l’on prenait les salaires des députés pour les redistribuer aux fonctionnaires et enseignants, ceux-ci n’auraient que 1.7 francs de plus sur leur feuille de paie.
L’on comprend dès lors que dans cette république des autres, la redistribution équitable du revenu national prônée par la constitution n’est qu’un leurre.
Maurice, Ingénieur en Télécoms, flaire un coup fourré dans cette majoration annoncée du salaire des députés. Pour lui, Kabila se sent à l’étroit dans la constitution, bien que taillée sur ses mesures. Il voudrait conditionner les députés en vue d’une sérieuse modification constitutionnelle dans les mois à venir pour se doter encore de plus de pouvoir. Le sort de Bemba, selon Maurice, pourrait aussi être parfaitement scellé par des élus conséquemment intéressés.
Quant à Mbikay, si le gouvernement passe de la promesse à la réalisation, c’en sera fini pour lui avec l’AMP.
Une menace qui risque de ne pas être mise à exécution si d’ici à là, l’aumônier lui trouve une place au bord de la mangeoire.
Médecins congolais : débrayer ou ne pas débrayer, that is the question.
Par Anthony Katombe
Kinshasa, Route du Flambeau, à la hauteur de la Bralima
On roule pendant une minute sans se parler et le docteur rompt le silence : ‘‘On se connaît, nous deux, non ?’’ Je la regarde : ‘‘Si, c’est pourquoi je me suis arrêté’’. Chacun récite son quartier, son école primaire, son université, ses amis, ses parents,… mais on ne se rappelle toujours pas où et comment on a fait connaissance. ‘‘Que faites-vous alors dans la vie ?’’, me demande le docteur. ‘‘Je survis, en bon Kinois’’. Elle éclate de rire.
Elle se rend chez un distributeur des produits laitiers où elle intervient dans un séminaire sur l’enrichissement de lait pour nourrissons. Ca y est, c’est là qu’on doit s’être vu. Je lui confie que je fais de temps à temps le consultant pour le compte de cette société. Son visage s’éclaire, le mien aussi.
Elle regrette que le bouchon ne lui permette d’être à son séminaire à temps et prend son mal en patience en me parlant, pendant cinq bonnes minutes de son mari, de ses enfants, de son métier. Non seulement qu’elle est belle, mais elle s’exprime aussi très bien. Mais quelque chose me chiffonne : ‘‘Mais pourquoi dites-vous que vous n’êtes que médecin ? Médecin, c’est quand même la crème de la société, non ?’’
Elle me regarde pendant un bon moment et demande : ‘‘Avez-vous appris que les médecins étaient en grève ?’’. J’acquiesce de la tête. Puis, elle me confie qu’il y a eu beaucoup trop des morts pendant cette grève et qu’ils ne savent plus s’ils doivent encore débrailler. Elle fustige l’attitude du gouvernement qui a passé sous silence cette catastrophe et m’avoue qu’ils font maintenant face à un véritable problème de conscience. Est-ce moral de leur part de continuer à réclamer leurs droits à un gouvernement visiblement insensible avec un moyen qui envoie des compatriotes à une mort massive ?
‘‘D’autre part’’, continue-t-elle, ‘‘Avec une longue grève, nous craignons d’exposer nos syndicalistes à la pression du pouvoir qui alterne contre eux menaces et propositions d’argent’’.
Aux dernières nouvelles, Charly a appris qu’un ordre de paiement aurait été signe en faveur des médecins, mais qu’il se serait perdu à elle ne sait quel niveau.
Dans le sens inverse, de l’autoradio d’une jeep grand cherokee jaillit à grand volume les sons d’une musique congolaise. Au volant, une jeune fille presque nue trépigne et mâche avec insouciance son chewing-gum. ‘‘C’est ma voisine’’, me dit Charly. ‘‘Elle est danseuse. Comme vous voyez, elle roule dans une grosse jeep. Vous croyez que je suis bien placée pour la conseiller de rentrer aux études, moi qui ne suis même pas en mesure, avec mon gros diplôme, de m’acheter une simple R4 ?’’.
C’est plus que je ne peux tenir. Heureusement pour moi, Charly fait d’abord une escale au niveau des galeries présidentielles. Avec soulagement, je la vois descendre de la voiture.
Débrayera, débrayera pas ? That’s the question.
09 janvier 2008
VOEUX POUR 2008
Congolaises, Congolais,
Lectrices, Lecteurs de ce blog,
Recevez l'expression de mes voeux les plus sincères et chaleureux pour vous et les votre. Que l'an 2008 voit la concrétisation et la réussite de tous vos projets. Que cette année soit une année de félicité et de santé pour tous.
Mes pensées sont plus particulièrement portées vers mes soeurs et frères du Congo-Zaïre, qu'ils soient de l'Est, de l'Ouest, du Nord, du Sud et du Centre. Je forme le voeux que 2008 soit l'année du début effectif de la fin du long et terrible cauchemar que vit notre patrie bien aimée.
Bonne et heureuse année 2008.
Philippe L. Liondjo
18 décembre 2007
System SOPEKA
RDC : Quand la SOPEKA devient un mode de gouvernance...
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(Par Désiré Katompa & Benjamin Stanis Kalombo)
La SOPEKA est le diminutif de SOmbela ngai, PEsa ngai, KAbela ngai (Achètes pour moi, donnes-moi, offres-moi). Ce terme est une des multitudes trouvailles kinoises qui stigmatise un comportement constaté chez certaines personnes irresponsables et vénales. Il consiste à vivre aux crochets des autres, de leur générosité et de la naïveté de son entourage...
La SOPEKA n'est pas de la prostitution, mais bien pire que ça. C'est une forme de mendicité combinée à du marchandage et quelque chose d'abject qu'on nomme de l'escroquerie. Les personnes qu'on traite de SOPEKA se reconnaissent par un train de vie injustifié, un besoin incontrôlable de flatter, de s'approcher des autres, de nouer des contacts, toujours dans le but de jouir sans semer. Une fois démasquée, cette personne change de milieu afin de continuer à exercer sa sale besogne.
Que donne la SOPEKA comme mode de gouvernance?
La SOPEKA utilisée comme mode de gouvernance donne un gouvernement qui fait des projets sans se soucier le moins du monde de la façon dont il va les financer comptant toujours sur l'aide extérieure. Cela donne: un gouvernement qui lance des chantiers sans avoir au préalable prévu leurs coûts, ni les voies et moyens pour les financer; c'est aussi un gouvernement qui lance des hostilités en ayant ni une armée formée et aguerrie, ni les moyens matériels pour soutenir le conflit, ni un vrai service des renseignements fiables,...
Le cas du Congo - Kinshasa
Le Congo-Kinshasa est dirigé sous le règne de la SOPEKA depuis des années. On n'y a jamais vu un budget équilibré, les recettes ne couvrent jamais les dépenses. Plutôt que de chercher à diminuer le train de vie de l'État et de réfléchir aux mécanismes pouvant augmentés ses recettes, le projet du gouvernementaux tout comme celui de l'opposition repose toujours sur le phénomène de la SOPEKA: « la communauté internationale va nous aider, nous soutenir, nous offrir [SOPEKA] ». Et pourtant, personne ne peut nier le fait qu'il y a moyen de se faire beaucoup d'argent au Congo. En effet, les opérateurs économiques étrangers prennent des gros risques pour y arriver et la plupart d'entre eux réussissent. Pendant ce temps, nos responsables politiques du pouvoir, et ceux de l'opposition considèrent les richesses naturelles du sol et du sous-sol comme des simples appas de séduction des « bailleurs » des fonds afin que la « SOPEKA » perdure, « SOPEKA esala » : « qu'ils achètent pour nous, nous donnent et nous offrent des cadeaux et des Matabiches… »
En outre, certains éminents analystes congolais, dont des professeurs d'universités conseillent vivement à nos hommes politiques de garantir les intérêts des bailleurs de fonds s'ils veulent avoir une chance d'accéder au pouvoir dans leur propre pays. Que cache ce concept, si ce n'est la perpétuation de l'enrichissement des prédateurs au détriment de l'Etat et du peuple congolais. Personne ne trouve à redire quand le gouvernement congolais octroie des exemptions des taxes et d'impôts aux étrangers qui acceptent d'investir au Congo. Et pourtant tout le monde se plaint de la qualité des services administratifs. Se faisant, on oublie la relation de causalité qui entre ces deux situations (cet avec l'argent des taxes et d'impôts que l'état finance son administration!!!!). Toute cette situation explique le paradoxe vécu par le Congo, un état riche en matière première mais qui vit de l'aumône venant de l’institution de Bretton Woods, de l'aide au développement et du soi-disant troc des temps moderne (contrat chine-rdc). SOPEKA
Le gouvernement congolais est de ce fait incapable de trouver les recettes nécessaires au bouclage de son propre budget.
Mais pourquoi en serait-il autrement puisque ces responsables politiques, ces intellectuels et ce peuple n'ont jamais vu une gestion de l'Etat sous un autre prisme que selon le mode de la SOPEKA?
Une autre illustration de la gouvernance en mode SOPEKA se retrouve dans la gestion de la défense nationale. Il est évident que la formation d'une véritable armée républicaine est fondamentale afin d'imposer la paix dans tout le pays, de protéger l'intégrité territoriale et d'y garantir la stabilité, gage du progrès socio-économique. Mais hélas! Qu'avons-nous vu depuis 1997? Tergiversation injustifiée, aucune politique responsable pour mettre en place une armée digne de ce nom. Toutes les pistes mises sur la table par les Experts congolais sont rejetées avec ou sans arguments. Les seuls projets appliqués sont ceux qui proviennent des bureaux d'études occidentaux avec un plan de financement garanti par la communauté internationale. Ces projets sont acceptés par le gouvernement congolais, simplement parce que sa contribution est purement symbolique. Ce dernier n'honore quasi jamais sa part du contrat. Quand nous interrogeons les responsables politiques congolais, la réponse est toujours la même: « nous n'avons pas d'argent ! Il vaut mieux les laisser faire, puisque c'est eux qui payent ». Et pourtant, l'armée est une institution essentielle et garante de la souveraineté d'un Etat. Si nous confions sa gestion, son financement, sa modernisation et l'encadrement de ses troupes aux étrangers, pouvons-nous encore prétendre que le Congo est indépendant?
Nous pouvons vous confirmer que lors du passage du chef d'état major générale de la FARDC, le Lieutenant-général Dieudonné KAYEMBE à Bruxelles fin septembre 2007, tous ses interlocuteurs de la communauté internationale lui ont clairement signifié qu'ils ne financeront au Congo qu'une armée dont la principale mission serait le maintien de la paix, noble objectif! Mais peut-on nous citer une seule armée au monde qui soit pacifiste? « Si tu veux la paix, prépare la guerre », dit un adage Romain. Comment faire face à des agressions armées intérieures ou extérieures si son armée est réduite à une force de police et de gendarmerie. Le maintien de la paix est une de la fonction de la police pas d'une armée. Comment préparer la guerre si son armée est financée entre autres par son ancienne puissance coloniale, ses prédateurs, ses potentiels ennemis et/ou futurs envahisseurs (Angola, Rwanda, Ouganda, Congo-Brazza, Gabon, Namibie, Zimbabwe, Afrique du Sud...)?
La logique de la communauté internationale est compréhensible, puisque les fonds qui servent à former l'armée congolaise proviennent du budget des forces de maintient de la paix la MONUC et de la coopération internationale. Ces fonds sont dégagés pour permettre à termes, dès que les troupes congolaises seront jugées prêtes, à désengager les casques bleus de la Monuc qui coûtent très chers (quelques milliards de dollars par an). C'est avec ces troupes de maintient de la paix en formation que Joseph Kabila a lancé son offensive décisive contre les 4.000 irréductibles Nkundistes, qui eux ne sont pas du tout formés pour maintenir la paix, mais bien pour faire la guerre et conquérir des territoires au Congo. Le résultat de cette aventure guerrière du raïs congolais ne peut étonner que ceux qui ignorent les rudiments de l'art de la guerre. Les FARDC, incapables de livrer bataille face à l'ennemi, tournent ses armes lors de la débandade contre les civiles qu'ils sont censée protégé d'où les cas de pillage, viol et massacres des populations civiles que tout le monde déplore.
Une fois que l'échec militaire s'est avérée cuisante, le premier réflexe du responsable politique congolais, adepte de la SOPEKA, est de prendre son bâton de pèlerin pour faire le tour des pays dits « amis » afin d'y solliciter de l'aide : « Venez défendre nom territoire et y mourir pour moi, s'il vous plait. Je vous donnerai tout ce que vous voulez, même des territoires entiers. Vous savez le Congo est très grand et très riche…». Comme nous l'avions dit au début, la SOPEKA marche tant que vous n'avez pas encore été démasqué. En lisant la réponse négative de l'Angola, nous en déduisons que notre gouvernement des SOPEKA a été démasqué. Ce refus catégorique est accompagné d'un conseil tellement évident qu'on se demande pourquoi personne n'y a pensé autour du raïs congolais et de son Premier Ministre avant de lancer cette offensive décisive à grand renfort médiatique? Nous citons en guise d'illustration les propos tenus par le chef d'état-major général adjoint de l'armée angolaise (FAA) le général Geraldo Sachipengo Nunda face à son homologue congolais le Lieutenant-général Dieudonné Kayembe : "Ce qu'il faut, c'est de continuer à former les troupes, parce que la manière la plus sûre pour qu'un pays résolve son problème de stabilité, c'est de créer les meilleures conditions pour que ses forces armées soient capables de faire face à toute menace". (Matière de première année de toute académie militaire du monde)
Quand on sait que Mr Dieudonné Kayembe, Lieutenant-général de son état, diplômé de la célèbre académie militaire de la République française le Saint Cyr, bénéficiant d'une expérience réelle dans l'armée depuis Mobutu, il y a de quoi réellement s'inquiéter si une telle évidence ne lui a pas traversé l'esprit avant de lancer son armada de policiers sur Laurent Nkunda, misant sur le nombre pour vaincre, 25.000 hommes contre 4000 soldats aguerries et conquérant soit 5 contre 1...
Par ailleurs, en examinant minutieusement la façon dont le Congo est géré depuis un an, il nous est triste de constater que cette pratique vile de la SOPEKA constitue la règle de gouvernance de ce pays. Les fameux 5 chantiers du chef de l'état ne proposent nullement la création des richesses dans ses objectifs. Tous ces chantiers sont de la pure consommation des richesses que le Congo n'a pas. Le raïs congolais mise en réalité sur la solidarité internationale et l'éternelle fausse générosité des bailleurs de fonds: « Achètes-moi l'autoroute », « offres-moi des centres médicaux », « construis-moi des écoles pour mes enfants», « donnes-moi de l'eau et de l'électricité, s'il vous plait»... Affligeant!
Vu l'absence des réels projets de développement, les 50 milliards des dollars que la Chine compte investir en RDC risquent fort d'amplifier cet état d'esprit la « SOPEKA » dont les conséquences seront certainement désastreuses en termes macro et micro-économiques. Ce contrat lie chaque congolais avec les Chinois pour 30 ans ! Il y a de quoi s'arracher les cheveux de la tête, face à tant d'irresponsabilités et de manque de dignité. Il n'est pas étonnant que certains congolais affirment que le ver est dans le fruit face aux échecs militaires répétitifs des FARDC. Mais chez culturek.net, nous pensons que l'explication est beaucoup plus simple que la présomption de haute trahison. Nous sommes face à la manifestation la plus aveuglante de l'incompétence au plus haut niveau de l'Etat congolais.
De ce qui précède, l'opinion doit se demander si la pratique de la SOPEKA est l'apanage du gouvernement ou des politiciens du pouvoir? Le peuple est-il épargné? L'opposition est-elle concernée? A chacun de se faire une religion, de réfléchir et d'y répondre en âme et conscience. N'oublions jamais que « chaque peuple a les dirigeants qu'il mérite ». Que faut-il de plus pour que les congolais comprennent qu'il y a un sérieux problème de Leadership et de compétence? La gouvernance en mode SOPEKA ne produira jamais des résultats positifs pour qui que ce soit dans ce pays. Si nous voulons que le Congo aille de l'avant, nous avons le devoir d'en finir avec cette vision erronée de la gouvernance à "la congolaise". Ainsi, chaque congolais doit faire de la lutte contre la SOPEKA une priorité des priorités et se prendre réellement en charge. C'est le seul et l'unique chantier national pour les 4 prochaines années.
Désiré Katompa & Stanis K
15 octobre 2007
Nous, Albert II, Roi des Belges...
Message commenté : Lettre au Roi des Belges à propos de "Notre Hitler"
Nous, Albert II, Roi des Belges ; A tout ceux qui sont et tout ceux qui vont être :
Wij, Albert II, Koning der Belgen ; Aan allen die nu zijn en hierna wezen zullen doen te weten :
J'ajouterai à cette formule : "et aussi à tout ceux qui ont été..." !
Deux morts, cher Albert II Roi des Belges, deux de plus...
Tu es là tout en haut, dans tes Palais et propriétés, avec tes laquais et serviteurs toujours empressés, soucieux de la moindre bétise...
Tu voyages dans le monde, toujours si bien escorté, un petit signe vers la gauche, vers le centre et vers la droite, pas plus loin..., tout le monde est poli, jamais un mot de trop, on te donne du "Sire", "Votre Majesté", et la vie continue sans que tu es le moindre souci, l'argent tombe après avoir coulé à flots, mais ça date du Congo, une époque noire en double-sens...
Donc, je suis certain que tu vas tomber des nues lorsque tu vas savoir que tu es responsable de deux morts...
Deux de plus...
Notre époque, Albert, cherche des responsables pour tout : un pneu crevé à cause d'un trou dans la chaussée, des panneaux de signalisation mal-plaçés, trop de vent, pas assez de pluie, la canicule, les crottes de chiens..., plein de choses qui font fonctionner la Justice qui toujours agit en ton nom...
Pas un Jugement, pas un Arrèt qui ne commencerait pas par : Nous, Albert II, Roi des Belges ; A tout ceux qui sont et tout ceux qui vont être : ... Wij, Albert II, Koning der Belgen ; Aan allen die nu zijn en hierna wezen zullen doen te weten : ...
Un petit délit, une condamnation, des faits graves ou non, c'est toujours en ton nom que l'affaire se pronnonce.
Les gens ne s'en rendent pas compte, c'est comme ça...
Ben, non...
C'est pire !
Je ne t'écris pas des milliers ou millions de torturés en esclavage au Congo, ni d'autres qui ont donné une partie d'eux (main, bras, pied, jambe, oeil et que sais-je) en criant "vive le Roi" pour sauvegarder leur Patrie qui invariablement finit par re-friquoter avec les "prétendus" adversaires tant haïs..., ni des Magistrats et fonctionnaires gradés ou non qui te saluent lorsque tombe leur paie "à vie", ainsi que surtout leur "pension", en récompense de tant d'années d'efforts soit à "emmerder" la moitié de la population, soit à "punir" les gens pour trente-six mille raisons...
Non, Albert, je t'écris pour les "ceusses" qui crèvent toute leur vie parce qu'on leur a menti, parce qu'ils ne pouvaient faire autre-chose, les braves gens qui ont et "qui ont eu" le courage de n'emmerder personne, de ne punir personne, travaillant trois fois les heures des fonctionnaires, avec des risques sans proportion imaginable : de faire faillite, d'aller en prison, d'être ruiné, vilipendé, haï, torturé moralement par vos sbires tristes sires...
Ceux-là qui forment l'économie, la vie, la société, ceux-là qui peinent, à qui on met des bàtons dans les roues (c'est une image, Albert), "tes" sujets, "ton" peuple...
Bien trop souvent "tes" esclaves...
Et bien, Albert, y en a deux de moins...
Sur et certain que quelques-uns, parmis les nommés-à-vie, de ceux qui empochent 3, 5 ou 10.000 euros par mois pour juger de ce qui est bien ou mal, certain de ne jamais crever de faim, de désespoir, sachant qu'à l'heure de la sacro-sainte pension, l'Etat les remerciera de leurs actions en perpétuant leurs salaires par une pension d'équivalence...
"Vive le Roi" qu'ils crient, tout heureux...
Les deux qui sont morts, Albert, ils avaient reçu un mot en ton nom...
L'un s'appelait Armand, sa femme depuis toujours, car l'amour c'est long..., s'appelait Marie-Rose.
C'était un "indépendant", un imprimeur besogneux et honnète, qui avait crié "Vive le Roi" en '39 avant d'être emporté dans la merde croyant qu'il fallait défendre la Patrie-Belgique.
Un brave homme en somme.
Il est devenu imprimeur, aidant au renouveau belge, aidant à l'épanouissement belge, employant des gens, travaillant durement, faisant vivre trente-six familles et d'autres...
Tu sais combien il y en a des comme-lui, Albert ?
Comme ça de tête ?
Dis un chiffre, là, tout seul, sans tes conseillers, ton aide-de-camp et tes ministres...
Tu vois, tout seul, tu sais pas...
Il y en a des milliers, par dizaines et centaines, des petits indépendants, qui crèvent, ne disent rien, ronchonnent, mais travaillent...
Des épiciers, des p'tits garagistes, des cordonniers, des tailleurs, des laveurs de vitres, des imprimeurs....
Comme Armand, justement...
Toute une vie à oeuvrer, à avoir des sueurs froides quand passe un fonctionnaire du fisc, "ton" fisc, Albert...
Et tout ça en attente de la pension....
Avec Marie-Rose à ses cotés...
Pas pour aller saluer les agiteurs de drapeaux en faisant la gueule ou un sourire de circonstance sachant que 12 millions d'euros tombent chaque année pour, entre autre choses, dures et difficiles, saluer les agiteurs de drapeaux à la sortie d'une église..., non, mais pour nettoyer, laver, repasser...
Après toute une vie, la pension tant espérée, l'objectif de toute une vie est enfin tombée...
400 euros par mois...
Tu imagines, Albert ?
Ca fait 4.800 euros par an...
Y a combien de fois 4.800 dans 12 millions ?
Je te laisse calculer, tu commenceras à comprendre le fossé entre le Roi et "son" peuple...
Bref...
Avec 400 euros par mois, les rares petites économies de toute une vie ont fondu comme neige au soleil, les économies qu'ont traqué "tes" fiscards-fonctionnaires "à-vie" en gueulant que TOUS les indépendants sont des fraudeurs (histoire de savoir donner des sous-sous en Afrique pour compte de l'un ou l'autre ministre s'assurant ainsi les revenus d'une mine..., et aussi pour savoir te donner "tes" 12 millions d'euros annuels....), Armand et Marie-Rose n'ont finalement plus rien eu en caisse !
Marie-Rose avait 69 ans...
Armand avait 76 ans...
N'étant que le roi de sa connerie, trop vieux pour pouvoir rebondir, quantité négligeable, hors circuit, citron déjà pressé, pigeon déplumé..., il a réussi à entrer dans la postérité...
Je vais te narrer, Albert, les derniers moments d'Armand et Marie-Rose...
Mercredi 10 octobre 2007, 9 heures, le matin...
Un huissier de Justice vient signifier leur expulsion, en ton nom, Albert...
Nous, Albert II, Roi des Belges ; A tout ceux qui sont et tout ceux qui vont être : patati, patata, expulser Armand et Marie-Rose, zou, recta, paf, dehors, à la rue, à la merde...
Il est accompagné d'un fonctionnaire de police...
L'huissier, officier ministériel, sonne au domicile d'Armand et Marie-Rose, deux retraités depuis longtemps, le temps d'avoir tout perdu...
C'est un petit appartement au second étage d'un immeuble modeste, sis Voie de l'Ardenne à Embourg, faubourg de Liège.
Armand et Marie-Rose savaient qu'à peine né on commence à mourir, savaient aussi qu'ils avaient été floués, savaient aussi qu'en ton nom, Albert II, Roi des Belges, donc de "son" roi, le fils de celui pour lequel il avait combattu en '39..., ils allaient être expulsés, vite fait, en douce, avant l'hiver...
Ils ne savaient plus ou aller, la fin de vie, à 76 et 69 ans, ne permet plus de rêver rebondir, se refaire !
Imagine-toi sans royaume, sans argent, sans sujets, un vrai cauchemar !
Ou aller ?
Voir leur meubles embarqués dans un camion de déménagement jaune et eux "à-la-rue"..., c'était impossible à vivre.
Armand a ouvert la porte à l'huissier, l'a écouté dire qu'en ton nom, Albert, il devait partir...
Il est allé rejoindre sa Marie-Rose, sa femme d'une vie... qui l'attendait dans leur lit d'amours passées...
Une dernière fois un baiser, un vrai...
Les mains qui se touchent, qui s'étreignent, qui se disent mille choses déjà dites, sachant que là, c'est la dernière fois...
Un signe des yeux, vas-y mon amour..., tire...
Boum...
Un coup...
Marie-Rose est partie, pour toujours !
Les yeux rouges comme son sang, pleurant encore, hoquetant, Armand recharge puis retourne vers lui son fusil de chasse....
Il regarde le reste du visage de "sa" Marie-Rose...
Alleï, une fois, fieu..., courage !
Il ferme les yeux, elle est là, éternellement belle, et c'est l'image qu'il rejoint en appuyant sur la détente...
Un dernier stress, ne pas se rater, être certain de partir avec elle...
Boum...
Il n'y a plus de Marie-Rose, il n'y a plus d'Armand...
Le fonctionnaire de police, ne sachant ce qui s'est passé, panique pour lui d'abord...: être blessé, tué peut-être et ainsi rater sa pension pour plus tard, non...!
Il prévient ses collègues...
Le paisible quartier est bouclé par les forces "de l'ordre", avec casques, gilets pare-balles, boucliers et tutti-quanti...
Lorsque tout ce monde, agissant pour le "bien public" envahit l'ancien nid d'amour, ils ne peuvent que constater qu'il y a deux morts...
Armand ne descendra plus jamais dans le café-restaurant situé au rez-de-chaussée, il ne jouera plus jamais aux cartes avec ses copains, il ne plaisantera plus jamais de la vie qui ne fait que passer, il ne parlera plus jamais de "sa" marie-Rose ni du temps ou il se faisait tirer dessus alors qu'il criait "Vive le Roi"...
Officiellement, Armand n'est plus l'époux aimant de Marie-Rose, mais son meurtrier...
Mais, comme il s'est donné la mort après son "forfait"..., il n'y a plus lieu de poursuivre qui que ce soit et l'action publique s'est éteinte d'elle-même..., ce qui explique, Albert, que "ton" parquet n'est pas descendu sur les lieux...
Deux de moins Albert...
Nous, Albert II, Roi des Belges ; A tout ceux qui sont et tout ceux qui vont être : ... Wij, Albert II, Koning der Belgen ; Aan allen die nu zijn en hierna wezen zullen doen te weten : ...
PS : Bonne nouvelle, Albert, plus de pension à payer à Armand et Marie-Rose...
Ecrit par Quelqu'un d'autre, franco-belge, ex-indépendant, futur non-retraité, fils d'un semi-handicapé à vie pour avoir défendu sa patrie... un sujet corvéable parce que né de l'autre coté de la barrière, victime non consentante de la connerie politicienne et fiscale, rebelle, amer et désabusé...
Quelqu'un - email : sw252640@swing.be - http://www.GatsbyOnline.com
11 septembre 2007
Teddy Mbuinzama: 1 an déjà
En mémoire de Teddy Mbuinzama,
décédé à Genève le 28 août 2006 un culte d'action de Grâce sera célébré le
Samedi 15 septembre 2007 à 17heures 30
Au Temple Protestant d'Onex sis 124, route de Chancy, 1213-Onex (Bus 2, 20, arrêt Onex)
À l'issu de cette cérémonie, un verre d'amitié sera offert par la famille Mbuinzama en la grande salle de l'école des Bossons sise 62, Avenue François Chavaz à Onex.
10 septembre 2007
Injustice na Congo: Le Maréchal Ne Kongo
http://youtube.com/watch?v=Ro3-GlxlHOs
05 septembre 2007
Opinion Libre: Odon Kakesa et la Musique Chrétienne
Odon Kakesa : « La musique chrétienne congolaise, aliène le peuple » libre propos
Si, comme on dit, chanter c'est prier deux fois, et si prier c'est le refus de la médiocrité et sa cohorte du sous-développement, les chansons religieuses congolaises ne permettent pas à l'homme de se réaliser.
Enseignant d'éthique en Hollande où il réside, Odon Kakesa est une véritable machine à « idées ». Un jour dans un message qu'il nous a adressé, il écrivait exactement ceci :« Par rapport à la matière, je dirai en quelques lignes que la morale que j'enseigne n'est pas celle de Socrate liée au bien à faire et au mal à ne pas faire. Cette morale est dépassée, elle a fait place à l'éthique, laquelle est la réflexion de l'acte moral. Il s'agit ici de savoir la cause de causalité et non le pourquoi de la cause. Cette morale s'appelle en Hollande "Levensbeschouwing" ou conception de la vie.
Dans ce texte, il livre à l'opinion son point de vue sur la musique chrétienne congolaise qui, pense-t-il, n'aide pas la population à s'épanouir».
(Début de son texte): Le foyer de cette pensée est bien sûr l'éthique entendue comme l'action que l'homme doit mener pour bien conduire sa vie et parvenir au bonheur. Depuis l'indépendance, le peuple congolais n'arrive pas à atteindre ce bonheur à cause entre autres des idéologies malsaines qui lui sont proposées. Aujourd'hui ces idéologies banales sont véhiculées par des rythmes endiablés de la musique chrétienne. Si, comme on dit, chanter c'est prier deux fois, et si prier c'est le refus de la médiocrité et sa cohorte du sous- développement, les chansons religieuses congolaises ne permettent à l'homme de se réaliser, bien au contraire, elles travaillent à son anéantissement. Elles ont fait de l'homme congolais « plus bon » que le bon Dieu lui-même.
Pendant que le pays se dégrade sur tous les plans, l'homme congolais, annihilé par une consommation démesurée de la musique chrétienne, se trouve impuissant d'améliorer sa


